Rapac :le « chèques services », un dispositif innovant dans la gestion des aires protégées d’Afrique centrale

Le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), a procédé à la présentation du dispositif Chèques services, qui sera bientôt mis en œuvre pour créer un marché accessible et dynamique de formation pour les aires protégées d’Afrique centrale. Conçu par le Cabinet de consultation Shauri CC, le Chèque service s’inscrit dans un cadre global des réformes engagées par le Rapac depuis 2015. 

Omer Ntougou, Secrétaire exécutif du Rapc, lors de la présentation du Chèques services
Omer Ntougou, Secrétaire exécutif du Rapc, lors de la présentation du Chèques services à Kigali/ Rwanda

« Le devoir que nous avons vis – à vis des administrateurs du Rapac, c’est de leur apporter des solutions pour améliorer la gestion et le développement de leurs aires protégées. Le chèques services qui est un mécanisme mis en place dans le monde économique, pourrait permettre aux conservateurs d’accéder facilement à un certain type des financements », a précisé Omer Ntougou, Secrétaire exécutif du Rapac.

Le chèques services qui est un mécanisme très flexible destiné essentiellement à mobiliser des petits financements relatifs aux formations et autres besoins primaires des chefs de sites, pourra être testé l’année prochaine dans 3 pays d’Afrique centrale : « il y’a des financements disponibles pour essayer le système en RDC, au Congo Brazza et au Cameroun.  Il sera par la suite étendu dans toute la sous-région. Si nos administrateurs jouent le jeu, l’impératif de conservation sera beaucoup plus important que ce que nous avons aujourd’hui », pense Omer Ntoungou.

Ce dispositif devra simplifier les taches et responsabiliser davantage les gestionnaires des aires. Car explique- t-il, ce mécanisme permettra aux conservateurs d’avoir d’un côté, le catalogue de formations et de l’autre, un petit budget qu’ils doivent faire correspondre à ce catalogue en fonction de leurs besoins préalablement identifiés.

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Guillaume Soto, initiateur de l’étude qui a mené à la mise en place dudit dispitif, soutient que le chèques services se veut un alternatif qui mettra en contact les prestataires locaux, les partenaires techniques et les aires protégées. De ce fait, le chèque service contribuera au développement du marché local de l’accompagnement avec des flexibilités beaucoup plus intéressantes.

« Beaucoup d’opportunités d’affaires que devraient saisir les prestataires locaux sont orientées vers l’extérieur. Les partenaires techniques ont plus confiances aux prestataires internationaux qu’aux locaux. Ceci présente un manque à gagner pour cette main d’œuvre locale susceptible d’apporter un coup de pouce au développement des aires protégées. Grace au chèque service, il est possible de renverser cette tendance et favoriser un climat de confiance mutuelle entre les partenaires techniques et les prestataires locaux », a – t – il renchérit.

Notons que le chèques services vient s’ajouter aux autres mécanismes de mobilisation de fonds déjà mis en place par le Rapac dans le cadre de la redynamisation de ses activités.

Depuis Kigali, Alfred Ntumba

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