PFBC : c’est qu’il faut retenir de la rencontre de Kigali

Kigali, Capitale de la République du Rwanda a accueilli du 21 au 25 novembre, la 16ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). L’objectif principal de cette réunion était de prendre de mesures communes pour faire face à la gravité des problèmes auxquels sont confrontées les forêts du Bassin du Congo.

« Notre rencontre à Kigali arrive à un moment où les forêts du Bassin du Congo sont confrontées à des défis d’une complexité et d’une gravité croissante. Il existe un besoin urgent dans la sous-région de renforcer l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts et les objectifs économique et de développement, ce qui nécessite des possibilités accrues de débattre de questions, y compris de nature intersectorielle et de faire le suivi des points de vue partagé », a précisé Anders Henriksson, facilitateur de l’Union européenne au PFBC.

Les discussions dans les différents Streams ont révélé la nécessité de renforcer la coopération au sein du PFBC, notamment en mettant en exergue la valeur ajoutée du partenariat, en attribuant également plus de crédit et de visibilité à cette plate-forme sous -régionale.

Clôture de la 16eme réunions du PFbC à Kigali/ Rwanda
Clôture de la 16eme réunions du PFbC à Kigali/ Rwanda

Les nouvelles structures de coopération au sein du Partenariat à savoir les collèges et le Conseil du PFBC ont été créés et pour renforcer des opportunités de dialogue et d’échanges au sein du Partenariat.
Les recommandations
Pour accroitre l’impact des actions du Partenariat sur les décisions qui affectent les forêts du Bassin du Congo, les parties ont convenu de trouver des moyens de coopérer avec d’autres secteurs clés, notamment l’agriculture, l’exploitation minière et l’exploitation pétrolière.
Les politiques d’aménagement du territoire devraient être compatibles avec la préservation des fonctions éco-systémiques locales et globales des massifs forestiers. Ces politiques doivent faire l’objet d’une haute priorité politique. Elles doivent également être accompagnées d’outils de gestion de l’information transparents et accessibles à l’ensemble des parties prenantes.
Au regard de l’ampleur prise par le braconnage et le trafic illicite de la faune sauvage dans la sous – région, les participants à cette réunion ont considéré nécessaire de doter les aires protégées d’une capacité de réaction rapide et de dissuasion associant l’application des lois, les militaires et les services d’intelligence, en fonction des niveaux de stabilité et de sécurité spécifique prévalant dans les différents pays.
La COMIFAC devrait accompagner l’ensemble des pays dans le processus de révision et de mise en œuvre des Contributions déterminés au niveau national (CDN), en capitalisant sur les acquis des programmes existants.
Les parties ont souligné la nécessité de mettre en place une facilitation sous régionale pour aider les pays à accéder à la finance climatique, ceci en tenant compte de l’équité et de l’égalité géographique dans la distribution des ressources.
Le partenaire techniques et financiers de la COMIFAC sont invité à appuyer les pays membres dans leurs efforts pour transformer l’agriculture en opportunité, afin de lutter contre le changement climatique, nourrir les populations, fournir de l’emploi aux jeunes et assurer un développement maitrisé de modèles agro-industriels.
Le PPP, une expérience de réussite
Lors de cette réunion, les Partenariat Public Privé (PPP) a été mis en exergue comme model qui a un succès avéré dans la gestion des aires protégé. Cependant, ce model devrait évoluer afin d’éviter qu’il se transformer en un outil du néocolonialisme, a estimé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Cosma Wilungula.
A l’instar de la RDC et du Rwanda où le résultat de ce mécanisme a déjà prouvé son efficacité, les autres pays de la sous régions ont été invités à leur emboiter les pas tout en prenant en compte les différentes remarques soulevées.
Notons que la 16ème réunion du PFBC a débuté par un segment technique constitué de 5 volets thématique qui ont été suivis par un segment politique comprenant des réunions de collèges du PFBC, nouvellement créés.
La coopération au sein du Partenariat des forêts du Bassi du Congo vise à soutenir la vision commune des Chefs d’Etats d’Afrique centrale sur la gestions des forêts du Bassin du Congo, notamment en améliorant l’efficacité des mesures prises, y compris les appuis techniques et financiers, en faveur de la conservation, de la lutte contre le changement climatique et la réduction de la pauvreté dans les pays de la sous – région en conformité avec le plan de convergence de la COMIFAC.

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Depuis Kigali, Alfred NTUMBA

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