Biodiversité : Les bruits de l’homme affectent négativement les espèces sauvages

Encore et toujours, l’homme reste la principale cause de la destruction de l’environnement et la rupture de l’équilibre écosytémique. De par ses activités, il dérègle non seulement le climat mais rompt aussi la quiétude des animaux jusque dans les espaces les plus sauvages. Ceci, pas seulement du fait de la déforestation ou du braconnage, mais également en raison du bruit qu’entraînent ses activités.

Cette pollution sonore constitue une nouvelle menace pour les aires protégées et les espèces qu’elles abritent. Elle réduit leur survie et leur reproduction, entraînant des effets néfastes en cascade pour l’ensemble des écosystèmes.

Voilà l’alerte lancée par une étude publiée dans la revue science. La première menée à une échelle aussi large, celle du continent américain, relayée par le journal le monde.

La pollution sonore est souvent perçue comme un problème inhérent aux villes. Or, l’expansion de l’urbanisation, des réseaux de transports et des activités humaines dans les zones rurales change la donne. Le bruit affecte également les espaces protégés, qui sont un instrument important de conservation de la biodiversité, et qui procurent des bénéfices aux humains.

Pour capter ces sons diffus, l’équipe de chercheurs a analysé 1,5 millions d’heures d’enregistrements acoustiques, recueillis dans 492 sites aux USA. Ils ont ensuite extrapolé à l’aide de modèles ; à l’ensemble des 100 000 zones protégées, qui représentent 14 % du territoire terrestre du pays. Ensuite ils ont calculé l’excès de bruit d’origine anthropique par rapport aux niveaux sonores considérés comme naturels.

Résultats

La pollution sonore liée aux humains double le bruit de fond dans 63% des aires protégées, et le multiplie par dix dans 21% de ces zones. Ces nuisances réduisent ainsi de 50 à 90% les endroits où les sons naturels peuvent être entendus.

Lire aussi  Brazzaville : Thierry Kamach, « La Centrafrique attend beaucoup du Fonds bleu pour le Climat »

Les effets délétères du bruit sont connus de longue date pour l’homme. A l’issue de cette étude, il est prouvé que le bruit des hommes peut empêcher un animal d’entendre d’autres sons importants, qui lui permettent de se diriger, de chercher de la nourriture, de défendre son territoire, d’éviter des prédateurs, d’attirer un partenaire ou de maintenir des groupes sociaux.

Solutions

Les chercheurs proposent des solutions pour limiter des bruits anthropiques dans les zones protégées, en mettent en place de navettes pour limiter le trafic routier ou en demandant l’alignement des couloirs aériens sur les principales routes.
Thierry-Paul KALONJI

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *