Climat : le 1er trimestre de l’année 2017 est le plus chaud jamais enregistré

Alors que les Etats-Unis menacent de quitter l’accord de Paris et que Bonn abrite depuis le 8 mai la session annuelle des négociations climatiques, le réchauffement climatique poursuit bien sa course effrénée.

Le premier trimestre de l’année en cours est en effet le deuxième plus chaud jamais enregistré, à moins de 2/10 de degré Celsius derrière les trois premiers mois de l’année 2016, selon les données du National Climatic Data Center (NCDC).

Tous les indicateurs sont, et demeurent au rouge. Chaque jour qui passe, la perspective de pouvoir conserver le climat terrestre sous la barre des 2°C d’augmentation de la température moyenne par rapport à l’ère préindustrielle s’éloigne de plus en plus.
Aujourd’hui, peu sont ceux qui nourrissent encore l’espoir de le maintenir sous le seuil de 1,5 °C de réchauffement, pourtant inscrit dans le marbre de l’accord de Paris, adopté en décembre 2015 au terme de la COP 21.

Le 5 mai, le dernier pointage de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) indiquait qu’un nouveau record était atteint, avec une concantration atmosphérique de CO de plus de 410 parties par million (ppm) relevé au laboratoire de Mauna Loa un niveau jamais atteint depuis le pliocène, il y a quelques 2 millions d’années.

Les phénomènes s’aggravent, non seulement les températures moyennes continuent de s’élever inexorablement, mis tous les phénomènes liés à l’élévation du mercure s’accentuent. Les surfaces de banquise, en Arctique, ont atteint des niveaux exceptionnellement bas tout au long de 2016.

D’autres phénomènes s’aggravent plus qu’escomptés. Des chercheurs Français et Suisses viennent ainsi de conduire une nouvelle analyse, publiée fin avril dans la revue Geophysical Research Letters, suggérant que la montée du niveau marin s’est accélérée au cours des deux dernières décennies. En cause, la perte de glace des calottes polaires du Groenland et de l’Artistique qui s’accélère fortement depuis vingt ans.

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Dans le pacifique, la situation actuelle est suffisamment inhabituelle pour que les scientifiques de la NOAA prévoient un retour possible d’EL Nino avant la fin de l’année. Généralement,  » l’ enfant terrible du Pacifique  » revient tous les trois à sept ans, et un retour si rapide n’a jusqu’à présent été observé qu’il y a plus d’un demi-siècle. Difficile toutes, d’affirmer qu’il s’agit là d’une nouvelle manifestation du réchauffement climatique.

Thierry-Paul KALONJI

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