Bukavu : évaluation du processus Whakatane

Une réunion d’évaluation du processus Whakatane
Une réunion d’évaluation du processus Whakatane a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.
Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.
En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

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Photo de famille lors de la réunion de Bukavu /Photos Alain FPP -Droits réservés

Concilier la conservation à la reconnaissance des droits fonciers des pygmées
Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».
L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

De g à dr, Hon Mubalama, le Gouverneur Cishambo & Lucien Lokumu, Directeur du PNKB
A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

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a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.

Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.

En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

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Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».

L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

 

Alain Parfait Ngulungu

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