135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030

A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, les Nations Unies ont réitéré leur appel à agir contre ce phénomène mondial,« afin de bâtir un avenir durable ».

« Nous devons prendre conscience que la désertification (…) constitue une menace pour tous les habitants de la planète », a alerté Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco. Les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. D’ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification « et l’on s’attend à ce que 60 millions de personnes quittent l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe« , a prévenu l’ONU.

Les populations rurales, qui s’appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l’agriculture et sur les ressources naturelles, devraient être « fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d’éducation, le manque d’investissements, l’éloignement et l’isolement ».

Les zones arides (déserts mais aussi pâturages, savanes…) couvrent 40% de la surface de la planète. Monique Barbut, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies de la lutte contre la désertification et Irina Bokova ont appelé à mieux gérer les terres et renforcer la résilience des populations vulnérables.

« Grâce à de bons investissements dans l’exploitation des terres, les infrastructures rurales et le développement des compétences, l’avenir peut être prometteur », a déclaré Monique Barbut. Alors que 25% des terres sont dégradées dans le monde, « l’ensemble de nos ressources naturelles de base sont au point de rupture », avait déjà mise en garde Mme Barbut, en septembre 2015, à la veille de la Conférence internationale sur le Climat à Paris (COP21). Elle avait alors appelé à fixer dans l’accord climatique la réhabilitation de 200 millions d’hectares de terres : « Cela coûte 20 dollars par hectare ».

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De son côté, Irina Bokova a cité en exemple la réserve de biosphère de l’Unesco des Bardenas Reales, en Espagne. Cette réserve démontre que la gestion « éclairée » des terres arides, basée sur l’alternance entre l’utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permettrait non seulement de freiner la désertification mais aussi d’inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

Selon la FAO, le projet de Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel est également « le programme phare de l’Afrique pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification ». La FAO estime que 166 millions d’hectares de la Grande Muraille verte présentent des possibilités de restauration des terres dégradées.

En France, la loi sur la biodiversité d’août 2016 a reconnu la protection des sols d’intérêt général, en les intégrant au patrimoine commun de la nation dans le code de l’environnement.

Rachida Boughriet (Actu-environnement)

Une réflexion sur « 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030 »

  1. Le cas de notre pays la RDCongo,il y a tellement une intense concentration aux deboisements jusqu’au cas où est née une cecité quant zux consequences lointaines ou immediated.Selon les déclarations de Monique Barbut en septembre 2015, à la veille de la Conférence internationale sur le Climat à Paris (COP21) Elle avait alors appelé à fixer dans l’accord climatique la réhabilitation de 200 millions d’hectares de terres : « Cela coûte 20 dollars par hectare comme souligne le texte.pour la RDC, je pense que le 20$ peut servir même pour 10hectares au lieu d’un hectare.puisqu’il n’y a pas trop d’effort à fournir,surtout pour nos sols qui sont tellement riches et l’adaptation de certaines végétaux aux différents climats. Il suffirait que de réaménager et reboiser les espaces.vous vous etonnerez l’arbre comme le mangoustanier( Garcinia mangustana)reconnu comme endémique à kisantu(Kongo central) a poussé au bord du quartier riverain de la rivière N’djili.nous n’avons pas à nous tracasser pour sauver la faune et la flore de notre RDC, juste un peu de bonne foi à ceux qui gère ce pays.
    Huguette Ngoy la kinoise

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