Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

D’ici 2021, la République démocratique du Congo entend desservir 20.000 ménages dans les zones rurales, grâce au développement de mini et microcentrales hydroélectriques autonomes disséminées sur l’ensemble du territoire national. Le projet a été lancé ce lundi 03 juillet, à Kinshasa.

Les installations de la Snel à Inga

Ce projet pilote va soutenir le développement en zones rurales de microcentrales hydroélectriques pour une puissance installée totale de 10 Mégawatts d’ici 2019, et 100 mégawatts d’ici 2021. Il contribuera ainsi à l’amélioration de l’accès fiable à une électricité pour tous, à la sécurité énergétique et la lutte contre les effets néfastes de changements climatiques.

Pour le Ministre de l’énergie et ressources hydrauliques, Ingele Ifoto, le développement de l’hydroélectricité constitue une altérative énergétique viable tant sur le plan économique qu’environnemental. « La situation énergétique de la RDC présente un tableau réellement contrasté. Choqué par ce constat, le gouvernement s’est résolument engagé à changer de cap, en décentralisant le secteur et en se tournant vers les énergies renouvelables », a-t-il précisé.

Ce projet aidera à la préservation chaque année d’environ 1 million d’hectares de forêt, et la réduction d’équivalent 87.490 Kilogrammes de CO2. Toutefois, son succès dépendra de quelques paramètres, notamment le cadre juridique dans le secteur de l’énergie, la volonté politique et la rentabilité financière des investissements.

Il contribuera à l’atteinte de l’objectif 7 du Développent durable, lequel vise à garantir l’accès de tous aux services énergétiques fiables, et à un coût raisonnable. « Le potentiel hydraulique exploitable de la RDC est estimé à 8% du potentiel mondial. Seulement moins de 3% de ce potentiel est exploité via principalement le barrage d’Inga. Ce projet que nous lançons aujourd’hui, ambitionne de combler d’une part ce déficit ». A déclaré le Directeur pays adjoint du PNUD en RDC, Alfredo Teixeira.

Il a par la même occasion exhorté les autorités congolaises à s’investir personnellement dans la réussite de ce projet qui participera à l’engagement de la RDC dans l’initiative Energie durable pour tous. « Ce projet est une opportunité à capitaliser pour soutenir les efforts de la RDC dans son engagement pour le climat. Je vous invite à un engagement soutenu afin d’accompagner sa mise en œuvre ».

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Ce projet évalué à 16 millions de dollars américains, mettra un accent particulier sur la valorisation de la main d’œuvre locale. «  En tant que scientifique, la deuxième composante de ce projet relative à la formation des congolais pour le développement des micro projets des centrales hydroélectrique m’a beaucoup intéressé. Il y’a de compatriote qui montent des petites turbines, il faut les organiser pour des résultats plus efficients », a indiqué le Professeur Bernard Ndaye, expert en énergies renouvelables à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA).

Le projet d’électrification de zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques est garanti du soutien technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Alfred NTUMBA

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