Biodiversité : Trois nouvelles zones considérées comme prioritiares pour la conservation en RDC

Les résultats obtenus dans le cadre du Projet d’Appui aux Aires Protégées (PARAP), ont révélé que 3 nouvelles zones considérées comme prioritaires pourraient aider à l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo. Ces zones sont situées, dans les provinces du Nord Ubangi, Lualaba  (Territoire de Kapanga) et Maniema. Ces résultats ont été dévoilés par le Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC), le mardi 18 juillet à Kinshasa, lors d’une réunion de validation des résultats dudit projet.

La première phase du PARAP a été exécutée de 2011à 2016, par le WWF-RDC et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui initial d’un financement du Ministère allemand de l’environnement (BMU).  Le projet visait, la production du plan stratégique devant synthétiser les analyses et recommandations, pour l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo.

Ce plan stratégique doit constituer un véritable outil d’aide, à la prise de décisions, sur le processus d’aménagement du territoire en cours de développement, afin d’atteindre les objectifs d’Aichi pour la biodiversité 2011-2020.

Selon le Coordonnateur du programme,  Menar Mbende, il était question dans ce projet, d’accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs d’Aichi c’est-à-dire, atteindre 15% de l’étendue allouée à la conservation sur l’ensemble du territoire national, ceci, conformément à la loi relative à la conservation, et 17%, conformément à la Convention sur la biodiversité, CDB.

« Il était important d’abord d’évaluer ce que dispose le pays, avant de planifier l’extension du réseau. Actuellement, la RDC est à 13,5% de l’étendue du territoire national alloué à la conservation. Les résultats du projet prouvent que l’on peut d’ici à quelques années, arriver à 15% ou 17% de l’espace dédié à la conservation », a-t-il fait savoir.

Lire aussi  Forêt : Pour Greenpeace Afrique, « l'Union européenne doit exiger l’annulation des blocs pétroliers dans la Cuvette Centrale »

Les résultats validés lors de cet réunion, sont entre autres, les rapports d’évaluations des aires protégées visitées par le programme, la carte du réseau des aires protégées, les rapport thématiques ( eaux douces, et services écosystémiques), le guide de création des aires protégées, les protocoles de collectes des données, ainsi que les bases des données aires protégées et faune.

« Il faut retenir que nous avons travaillé seulement sur une dizaine d’aires protégées et quatre zones prioritaires sur le nombre qui existe. Il s’avère très important d’évaluer ces données pour s’assurer de la viabilité de ces aires protégées. Ces résultats permettront à l’ICCN et ses partenaires d’entrevoir les nouvelles opportunités et faire des analyses de viabilité sur d’autres aires protégées pour améliorer et ettendre le réseau des aires protégées dans le pays », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF-RDC.

Selon le Directeur du Département Technique et Scientifique de l’ICCN, Mapilanga wa Tsaramu, il est important de capitaliser les données récoltées à la fin de cette première phase, pour réadapter le programme à long terme en tenant compte des recommandations de toutes les parties prenantes.

« Les recommandations recueillies à l’issue de ces travaux prouvent nettement qu’il y a un travail très colossal à faire. Il nous faut une mobilisation des fonds pour étendre ce réseau et la mise en œuvre de la feuille de route adoptée », a-t-il souligné.

Une équipe restreinte des experts de l’ICCN et de WWF, travaille à la validation de ces résultats, avant de passer à la deuxième phase sensée être opérationnelle, et qui nécessite des financements conséquents pour l’extention du réseau des aires protégées de la RDC.

Lire aussi  Forêt : Le gouvernement congolais veut récupérer tous les titres forestiers non mis en valeur

Notons qu’à ce jour, la RDC compte près de 101 aires protégées, dont seulement 58 y compris les jardins, sont gérées par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et 85 seulement ont des textes légaux.

 

Jennifer LABARRE

 

Be Sociable, Share!

4 réflexions sur « Biodiversité : Trois nouvelles zones considérées comme prioritiares pour la conservation en RDC »

  1. Nous continuons a rester trop littéraire en ce qui nécessité les actions. La RDCongo est tjrs derrières des plans stratégiques qui ne vivent que sur papier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *