N’Djamena : Vers la signature d’un accord entre la CEEAC et l’AWF

L’ONG African Wildife Fondation (AWF), va signer un protocole d’accord avec la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), ce jeudi 27 juillet à N’Djamena, capitale de la République du Tchad. L’annonce a été faite par Charly FACHEUX, Vice Président en charge des projets de conservation de cette organisation.

« AWF a déjà signé des accords avec l’Union africaine, la COMESA et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Cette signature avec la CEEAC est le prolongement de ce que nous faisons au niveau de l’Afrique. Le Président de notre organisation arrive à N’Djamena ce soir pour la signature », a-t-il informé. « Nous sommes la voix de l’Afrique, et le problème avec des pays africains et de leurs regroupements, sont aussi les problèmes de AWF ».

Selon Monsieur FACHEUX, ce projet va porter sur cinq points, à savoir, le renforcement des capacités, la collaboration dans la recherche des financements et des projets communs, la contribution d’AWF dans la lutte contre le braconnage au niveau de la sous-région, la contribution dans les efforts de la lutte homme-faune et l’écotourisme. « Nous pensons que nous aurons un impact beaucoup plus grand en travaillant avec la CEEAC. L’ancrage de cette institution sous régionale va nous aider à accéder aux politiques et financements de pays membres. C’est vraiment un partenariat gagnant-gagnant ». A-t-il précisé.

L’AWF entend aider les pays de la CEEAC à développer l’écotourisme, ceci, malgré la situation sécuritaire assez délicate dans plusieurs pays d’Afrique centrale. « Les actions que nous comptons mettre en place peuvent survivre même avec ce problème d’insécurité ».
Les efforts dans la lutte homme-faune

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Pour l’AWF, les conflits « homme –faune », précèdent souvent les conflits « homme-homme », d’où l’importance de les prévenir. Par exemple pour palier au conflit « homme-éléphant », la fondation promeut le développement des champs des piments dans les zones à conflits. « Nous avons aidé les communautés à mettre en place des champs de piments, qui en même produisent de revenus et sécurisent les champs de maïs et de maniocs, en repoussant les éléphants loin de ceux-ci. Ce qui aide à réduire ce conflit homme-phone», a fait savoir le Vice Président d’AWF.

La prise en compte de la transhumance dans les zones sahéliennes, peut également permettre d’éviter de conflits entre les communautés. Au tant les animaux ont leur corridor, autant les bétails doivent avoir le leur aussi. « Nous avons une approche qui permet d’anticiper les conflits homme-homme en réglant les conflits homme-faune », a-t-il précisé.

Installée dans 23 pays d’Afrique, l’AWF reste l’une des OGN panafricaine composée majoritairement des ressortissants africains. La fondation travaille pour l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. « Nous avons pu amélioré le niveau de vie des communautés dans certains pays où nous menons des activités. Les communautés sont passées de moins de 1 dollars par jour à près de 3 dollars le jour, en mettant en place des activité sociaux économique qui peuvent habiter avec l’environnement », a informé Charly FACHEUX.

Il a par ailleurs conseillé la mise en place des micros zonages, dans les zones tampons, car, précise-t-il, les populations ont plusieurs activités, et celles-ci peuvent être compétitives. Une allocation de terres peut éviter ces genres de conflits. Mais le plus important c’est de n’est pas imposer ce système au communauté, mais plutôt coopérer avec elles à travers leurs leaders, pour avoir l’adhésion et anticiper les conflits.

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Alfred NTUMBA, avec Jérôme NGUEFACK à N’Djamena

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