Energie : EL-BECHIR, «  le barrage sur le Nil n’affectera pas les parts de l’Egypte »

Viscéralement contesté par l’Egypte de crainte que ses parts soient affectées, le projet de construction du barrage hydroélectrique sur le Nil n’affectera pas cette courte cours d’eau qui constitue 90% des eaux Egyptiennes, a assuré le président Soudanais Omar El-BECHIR.

Omar El – Béchir, le Président soudanais (photo, droit tierce)

C’est depuis 2012 que les travaux de construction de ce grand barrage ont démarré pour être achevés en 2017. 60 % des travaux étant accomplis à ce jour, il est impossible que cet ouvrage sur lequel repose l’espoir du Soudan soit inauguré comme souhaité par les autorités.

Entre temps, l’Egypte continue à voir d’un mauvais œil l’achèvement et l’inauguration de ce barrage qui selon lui, risque de porter un sérieux revers au débit de ce fleuve qui constitue sa principale source d’approvisionnement. Le pays du Pharaon insiste donc sur ses droits historiques sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959. Ceux-ci accordent près de 87% du débit du fleuve à l’Egypte et au soudan.

Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la mer méditerranée.

Refusant toute intention de politiser cette affaire, le premier Soudanais a tenu à souligner que ce différend entre les deux pays n’était qu’une question technique.

Une fois terminé, le barrage doit créer un lac-réservoir de plus de 200 km de long. Un remplissage étalé sur plusieurs années doit permettre de limiter les pertes en eaux pour l’Egypte et le soudan.

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Considéré comme le plus grand d’Afrique, ce barrage d’une capacité de 6.000 mégawatts, soit l’équivalent de six réacteurs nucléaires, doit rendre l’Ethiopie auto-suffisante sur le plan énergétique et lui permettre d’exporter de l’électricité vers les pays de la région.

Le président El-Béchir a indiqué que le soudan avait au départ des inquiétudes concernant la sécurité du barrage. Mais l’Ethiopie a fait des changements à la structure du barrage, à présent nous sommes satisfaits.
Thierry-Paul KALONJI

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