Biodiversité : échec  du  projet d’un sanctuaire marin dans l’Est de l’Antarctique

Les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), s’étaient réunis la semaine dernière à Hobart,  sur l’île australienne de Tasmanie.  Ces 24 Etats membres et l’Union européenne devraient  lors de cette rencontre  examiner le projet d’un sanctuaire marin dans l’est de l’antarctique. Faute d’accord entre les différents pays réunis à ce sommet, le projet présenté par la France et l’Australie qui prévoyait  la création d’une aire protégée sur une surface d’environ un million de kilomètres carrés a échoué, a annoncé le monde.fr

Les manchots d’humbolt en Chili. (Photo droit tierce)

Si en 2016 les défenseurs de la nature  avaient applaudi  l’annonce sur  la création du plus grand sanctuaire marin au monde en mer de Ross (une baie profonde de l’océan Antarctique qui a  gardé quelque chose de l’Eden aux yeux des naturalistes), 2017 ne sera pas le point d’orgue de cette ovation.

Des responsables accusent la  Russie et la Chine d’avoir fait  obstacle à ce projet franco-australien pour la création d’une aire maritime protégée (AMP). Elles ont brandit leurs préoccupations  concernant les droits de pêche dans le secteur concerné. Un échec qui n’a pas laissé sans voix les organismes qui militent en faveur de l’environnement.

Le responsable du programme Antarctique du Fonds mondial pour la nature (WWF), Chris Johnson, a regretté une nouvelle opportunité manquée, et l’association Greenpeace a souhaité « plus de vision et d’ambition » pour l’année prochaine. Gillian Slocum, qui dirigeait la délégation australienne à Hobart, a déclaré que l’absence de consensus sur ce projet  qui remonte à 2009 était « triste ».

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Un troisième projet avancé par l’Allemagne est également en discussion. Il porte sur la mer de Weddell, qui s’étend à partir du sud-est de l’Amérique du sud sur environ 2,8 millions de kilomètres carrés. L’Argentine et le Chili avancent un quatrième projet de 94 000 kilomètres carrés dans l’ouest de la péninsule Antarctique, dans le sud de l’arc de Scotia.

Pour rappel, l’océan Antarctique, qui représente 15 % de la surface des océans, abrite des écosystèmes exceptionnels, riches de plus de 10 000 espèces uniques, en bonne partie préservés des activités humaines, mais menacés par le développement de la pêche et de la navigation.

 

Thierry-Paul KALONJI

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