Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales 

La découverte des tourbières au village Lokolama dans la province de l’Equateur vient renforcer l’urgence de mettre en place un modèle de développement pour les communautés locales afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et leurs bien-être tout en protégeant les écosystèmes. Le sujet a fait l’objet d’un atelier de réflexion entre les décideurs et les communautés locales, ce 31 octobre, sur le navire Esperanza à Matadi.

Les tourbières forestières sont un héritage culturel pour les peuples autochtones vivant dans cette contrée. La découverte celles-ci à Lokolama représente une richesse énorme pour ces populations et une garantie de survie.

« Lorsqu’on découvre une richesse dans un milieu de vie des peuples autochtones, on doit d’abord capitaliser les bénéfices de celle-ci en tenant également compte des impacts socio-environnementaux et économiques. Nous pensons avoir droit de bénéficier de cette richesse parce que nous sommes partie prenante », a déclaré Valentin Engobo, porte-parole des peuples autochtones du village de Lokolama.

Pour le professeur Simon Lewis, les habitats naturels dans les tourbières récemment découverts sont moins explorés et moins connus dans l’expérience scientifique. Il a par ailleurs affirmé que ces tourbières d’une superficie de 140.000 mètres carré étendues entre les deux Congo dont le deux tiers se trouve en RDC, ne sont jusque-là menacées par les activités des Communautés locales. Cependant, la grande menace de ces tourbières reste l’industrie du bois. Sur les 57 concessions forestières représentant environ 5 millions d’hectares des forêts, 29 sont illégaux. Ces hectares chevauchent sur 650 milles mètre approximative des forêts marécageuses des tourbes qui renferment en elles le bois dur.

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Enjeux et opportunités 

En effet, l’importance des tourbières ne se limite non seulement à la lutte contre les changements climatiques mais elles jouent un rôle de stockage de CO2 et contribue énormément à la stabilité des forêts.

Selon les scientifiques, les tourbières vont permettre de retracer le rôle des forêts du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial et celle des forêts congolaises à contenir les changements climatiques. Outre sa capacité de lutter contre les émissions de CO2, les tourbières renferme une biodiversité non encore découverte. D’où l’intérêt de poursuivre ces études dans ces habitats particuliers pour comprendre les liens entre les tourbières et la biodiversité.

Pour pérenniser ces résultats, un consensus a été trouvé par les parties prenantes avec quelques propositions, notamment l’opérationnalisation du cadre de gouvernance des tourbières en RDC, et l’élaborer d’un plan de renforcement des capacités.

Il s’avère aussi important d’envisager une mission des consultance des communautés locales vivant dans les zones des tourbières, mener des études prospectives [enquête socio-économique, cartographie participative], en partenariat avec le ministère de l’Environnement, et la sensibilisation des communautés sur la bonne pratique de gestion et protection des tourbières.

Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement congolais à prendre des mesures drastiques en vue de s’assurer de la protection totale des forêts du Bassin du Congo.

 

Jennifer LABARRE

 

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Une réflexion sur « Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales  »

  1. La gestation des tourbieres en rdc peut encoreetre une nouvelle source de salade internationale. La nCEEAC et la CEEACCEMAC sont interpellees pour les mises en place des structures de. capitalisation de cet avantage ecologique.

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