Cop23 : l’adoption d’une position commune pour faire entendre la voix de la RDC

Face aux enjeux de l’heure, les membres de la société civile environnementale regroupés au sein du GTCR rénové (Groupe de Travail Climat RED rénové), ont adopté ce samedi  04 novembre,  une position commune en vue de faire entendre la voix de la République démocratique du Congo, à la 23ème Conférence des parties sur le Climat (COP23), qui ouvre ses portes ce lundi 06 novembre 2017, à Bonn en Allemagne.       

Pour Julien Kabalako, Coordonnateur national de GTCR rénové, il était question au cours de ces échanges, de trouver un consensus sur certaines matières qui seront exploitées dans les différents  groupes de travail auxquels vont participer les délégués de son institution. « Nous percevons que les Etats développés n’honorent pas véritablement leurs engagements. Pour nous c’est une question de recevabilité. C’est pour cela que la société civile aux côtés du gouvernement veut marteler et démontrer que la RDC est au cœur des enjeux, par rapport aux grandes questions liées aux massifs forestiers, aux  réserves en eau douce et à la tourbière récemment découverte sur le sol congolais», a-t-il insisté.

Le GTCR entend à travers les discussions à Bonn, faire entendre la voix des communautés locales et celles des peuples autochtones qui, depuis la nuit de temps ont toujours conservé les écosystèmes forestiers. Cependant, elles n’en tirent pas réellement profit. « Nous pouvons aujourd’hui affirmer, grâce aux informations et recherches qui le prouvent que les forêts tropicales qui restent encore debout à travers le monde entier, sont celles localisées sur les territoires de communautés autochtones. C’est pourquoi nous voulons que la question de droit de communautés autochtones puisse prendre une place de choix, dans tous les instruments qui seront développés à Bonn. Car il y’aura pas de développement verte, ou de gestion durable des forêts, sans le respect de droits de ces communautés », a déclaré Patrick Kipalu, Coordonnateur national de Forest People Program (FPP).

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Au total, une vingtaine de délégués de la société civile, membres du GTCR rénové effectueront le déplacement de Bonn dès ce lundi. Sur la liste des actions à mener à la COP23, figure également le lobbying au tour des tourbières découvertes dans la province de l’Equateur, qui selon ces experts, est un élément de plus pour pouvoir prendre au sérieux le rôle que les communautés jouent dans la gestion durables de ressources forestières en RDC. « Aujourd’hui si ces tourbières sont détruites, elles vont libérer des milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Nous pensons que c’est très important d’approcher des communautés, et leur donner les moyens de leur développement, pour qu’elles continuent à protéger ces espaces vitaux, qui contribuent à la régulation du climat mondial », a précisé Monsieur Kipalu.

Signalons qu’au totale, plus de 300 délégués de la RDC sont attendus à la COP23. Ces délégués viennent de la société civile, du monde scientifique, du secteur privé et des institutions étatiques. Ils ont pour mission de porter haut l’étendard de la RDC, et apporter une expertise nécessaire pour aider le pays à peser dans le débat.

 

Alfred NTUMBA

 

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