Ressources naturelles : La Société Civile environnementale alerte les députés nationaux sur la modification du code minier

Le projet de loi modifiant et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 distribués aux élus du peuple portant Code Minier ne prend pas en compte les aspects de la Protection de l’Environnement et rentre en contradiction avec les engagements internationaux pris par la RDC. C’est ce que souligne le communiqué émis par la coalition des ONGs environnementales membres de la société civile,  ce jeudi 07 décembre 2017 et dont Environews s’est procurée une copie.

Il est inconcevable pour la RDC de faire marche arrière en matière de la gestion de l’Environnement pendant qu’elle venait de ratifier l’Accord de Paris pour le Climat, peut-on lire dans ce communiqué.

Le Réseau d’ONG environnementale interpelle la conscience des élus du peuple à ne pas passer cette loi sans que les principes relatifs à la préservation de l’Environnement ne soient suffisamment ressortis. Car pensent – il, la position de la RDC qui se situe à cheval entre les deux désert s, est menacée de disparition avec ses ressources naturelles renouvelables.

A la question de savoir les conséquences négatives auxquelles la population congolaise pourrait être exposée si le Code Minier en cours de révision ne prenait pas sérieusement les aspects environnementaux, les Experts du Réseau d’ONGs environnementales affirment craindre le pire pour la RDC et sa population. Bien des dangers guettent notre pays. Nous avons des ressources rares qui méritent d’être protégées. Nous avons plus de 60% des forêts d’Afrique Centrale, plus de 10% des forêts tropicales du monde, nous possédons plus de 50% d’eaux douces d’Afrique, nous avons des espères rares dont certaines ne sont présentes que en RDC.

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Si la protection de l’environnement n’est pas une priorité dans la prochaine loi minière, que le parlement s’apprête à doter le pays, non seulement les écosystèmes vont en pâtir, mais la population congolaise aussi pourrait être soumise à un suicide collectif compte tenu du fait des perturbations saisonnières vécues dans certaines parties de la RDC, qui devront s’accentuer. A cela s’ajoutera également baisse de la productivité agricole, et la réduction sensible du débit du fleuve Congo dont certains affluents sont entrain de tarir, avec des répercussions sur le barrage d’Inga.

Pour éviter le pire au pays, cette coalition d’ONGs de la Société civile interpelle le Président de l’Assemblée nationale à veiller à ce que le principe du Pollueur-Payeur soit rajouté dans la partie fiscalité dans le nouveau code minier pour permettre à l’Etat d’avoir des ressources internes pour atténuer les émissions causées par les activités minières à travers le pays.

Si le projet de loi  modifiant et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 venait à être adopté à son format actuel, c’est-à-dire, sans la prise en charge des questions environnementales, la RDC court le risque de se voir priver de 21,7 milliards de dollars nécessaires à la mise en œuvre de sa Contribution Prévue déterminé au niveau national à titre de la contribution de la Communauté Internationale à l’effort de la RDC à atténuer et à s’adapter aux changements climatiques.

Cette organisation de la Société civile environnementale appelle au sens de patriotisme des élus à ne pas voter ce projet de loi sans intégrer préalablement  les aspects de protection de l’environnement.  Elle envisage par ailleurs, mener des activités de proximité pour sensibiliser les députés nationaux et les sénateurs contre le vote de ce projet de loi.

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Alfred NTUMBA

 

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