Climat : les changements climatiques favorisent la résurgence des épidémies

Les conditions climatiques extrêmes ne seraient pas étrangères à l’épidémie de la dengue qui a touché certaines régions du Burkina Faso et du Sénégal il y a quelques semaines. Dans un entretien  accordé à SciDev.Net, Alioune Badara Ly, le directeur adjoint du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’action sociale du Sénégal a affirmé qu’en plus des raisons liées aux comportements des populations favorisant la prolifération des vecteurs de la maladie, il y a probablement des facteurs liés au climat, notamment la température, l’humidité et les précipitations.

“Le réchauffement climatique va continuer à créer des conditions favorables au développement de vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika”, a-t-il précisé. 

Selon ses propos, on ne peut pas écarter l’éventualité d’un rapport entre l’apparition de cette épidémie et les fortes chaleurs qu’a connues le Sénégal ces derniers mois.  » Ce sont des conditions qui existent en Afrique tropicale, et c’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui que nous ayons un développement de plus en plus important de certains vecteurs comme Aedes. Nous pensons d’ailleurs que le changement et surtout le réchauffement climatique va continuer dans les années à venir à créer des conditions favorables au développement de ces vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika. » Rapporte le site d’informations scientiques.

Déjà, une étude publiée  en 2017 par Lancet Countdown, avait confirmé  que les symptômes humains du changement climatique sont sans équivoque et potentiellement irréversibles, affectant la santé des populations du monde entier.

En ce qui concerne les maladies infectieuses, l’altération des conditions climatiques contribue à l’augmentation de la capacité de transmission de la dengue par Aedes Aegypti, reflétant une croissance estimée à 9,4% depuis 1950.

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« Ces tendances de la maladie révèlent des augmentations mondiales de la mortalité due à la dengue, en particulier dans les régions Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes ; avec certaines années de pointe (dont 1998) associées aux conditions d’El Niño », peut-on également lire dans la revue britannique The Lancet.

Avec des températures plus élevées et avec plus de vagues de chaleur, il y’a un accroissement considérable des cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance rénale, qui se font remarqués  ces dernières devenies.

Le changement climatique est aussi pointe du doigt dans la détérioration de  la qualité de l’air, en particulier pendant les vagues de chaleur. Et avec l’augmentation de la pollution de l’air, la fréquence des maladies non transmissibles croît également, y compris l’asthme, le cancer du poumon et les maladies cardiaques.

Il est important  aujourd’hui,  que les gouvernements donnent aux services de santé,  des outils nécessaires pour prévoir les événements climatiques à haut risque, afin qu’ils avertissent les populations pour qu’elles se prémunissent.
Mie Ngakao
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