Santé : Choléra à Kinshasa, l’OMS vole au secours du gouvernement

La situation préoccupante que connait la ville de Kinshasa après les inondations mortelles qui ont secoué la capitale n’ont pas laissé indifférent les partenaires de la RDC. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), a remis ce lundi 15 janvier, au ministère de la Santé publique, un kit de 11 tonnes des médicaments et autres matériels sanitaires pour appuyer la campagne de riposte lancée par le gouvernement.

WHO-AFRO-Regional-Director,-Dr-MOETI-being-interviewed-by-local-and-international-media-at-WCO-in-Kinshasa-after-putting-back-10-tones-of-medecines-to-MoH-authorities-to-combat-cholera-in-Kinshasa

« Ce geste traduit notre contribution dans la lutte contre l’épidémie de choléra dans cette grande ville de près de 12 millions d’habitants. Le risque de propagation est très élevé suite au déficit lié à l’accès à l’eau, et  les inondations », a informé la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Moeti.

A ces facteurs qui induisent la propagation de l’épidémie de choléra, s’ajoute la surpopulation, l’insalubrité et la promiscuité.  « Nous devons intensifier notre appui au gouvernement de la RDC. Nous avons déjà appuyé les premières investigations de cette épidémie, organisé le riposte et nos experts travaillent de manière très étroite avec le gouvernement ici et dans les provinces pour arriver à décanter la situation », a-t-elle précisé.

Depuis le 25 novembre 2017, la ville de Kinshasa fait face à l’épidémie de choléra. 21 zones de santé sur 35 que compte la capitale sont atteintes. Une situation alarmante qui appelle à conjuguer les efforts pour arriver à limiter la propagation de cette épidémie à défaut de l’éradiquer.

La première semaine épidémiologique à Kinshasa a déjà enregistré 346  cas de choléra dont 11 décès. Un taux de mortalité qui inquiète de plus en plus les experts.  « Il faut une intervention rapide », a déclaré Sylvain Yuma, Dircab du Ministre de la Santé publique. Il a par ailleurs  invité la population à observer des mesures préventives. « Il est vrai que le plan de riposte ne reste pas seulement médical, c’est multisectoriel. Les populations devraient consommer l’eau saine et fréquenter des installations hygiéniques très propres ».

Lire aussi  Biodiversité : signature du protocole d’accord entre la RDC et le Congo Brazza pour la lutte anti-braconnage

Ce kit d’urgence de 11 tonnes de médicament et matériels sanitaires remis par l’OMS au gouvernement congolais a la capacité de prendre en charge 10 mille personnes pendant 3 mois.

 

Jennifer Labarre

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *