Forêt : La RDC éligible aux financements climat initiés grâce à One Planet Summit

« Parmi les 12 propositions annoncées au cours de One Planet Summit », organisé à Paris au mois de décembre de l’année 2017, « deux concernent directement la RDC. Il s’agit de la déclaration commune des banques de développement pour mobiliser plus 200 milliards de dollars en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique destinés aux pays émergents et aux pays en développement ». C’est la plus grande annonce de la soirée climat organisée à Kinshasa par l’Ambassade de France.

Des chercheurs dans les tourbieres à Lukolama (Province de l’Equateur). Crédit Photo infoCongo.

Alain Rémy, l’Ambassadeur de France à Kinshasa, a au cours de la même soirée révélé également l’existence d’une proposition de financement des zones tropicales avec l’accord signé entre le PNUE (Programme des nations unies pour l’Environnement), et les banques privées en vue de mobiliser 10 milliards de dollars pour financer la croissance verte et durable dans le pays en développement. L’initiative à laquelle la RDC est directement éligible.

A en croire le représentant de la France en RDC, ces propositions qui expriment l’engagement de son pays et celui des autres partenaires dans la recherche de solutions adéquates aux financements des projets d’adaptation et d’atténuation, viennent s’ajouter aux autres mécanismes de financement existants, notamment le Fonds vert climat. La préservation des forets de la RDC n’est pas seulement un enjeu climatique, mais aussi une formidable opportunité pour le développement économique et social.

« Nous vivons la pluviométrie, nous vivons ses effets en RDC. Dans cette lutte contre le dérèglement climatique, la RDC dispose d’un atout important, sa forêt. Dans la deuxième moitié du 21ème siècle, le pays a vocation à devenir le grenier de l’Afrique et une grande puissance agricole grâce à sa forêt», a fait savoir l’Ambassadeur de France à Kinshasa.

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Bien que disposant de cet atout, la République démocratique du Congo est comptée parmi les 10 pays qui subissent de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. Si rien n’est fait, Kinshasa pourrait  voir grimper sa température de 3°C d’ici la fin du siècle. Et, des perturbations pluviométriques seront de plus en plus remarquées, avec des retombées négatives sur les récoltes saisonnières sur l’ensemble du pays.

« Nous avons une responsabilité planétaire et nous devons assumer. Mais en même temps nous demandons aussi une compensation pour ce devoir », a indiqué le Ministre des Affaires étrangères de la RDC, Léonard She Okitundu.

Rappelons que la soirée climat a été initiée pour permettre aux invités de découvrir « la bombe carbone », un reportage réalisé par la télévision France2. Ce film documentaire d’une dizaine de minutes retrace le parcours d’un chercheur britannique à la découverte de la plus grande tourbière de la RDC.

« J’ai eu une idée de cette soirée environnement car j’étais très impressionné par ce que je découvrais. J’ai découvert que la forêt congolaise était un gigantesque réservoir du carbone. Derrière la déforestation se cache beaucoup des réalités que seul les explications fournies par des experts et fournies par de films comme celui-ci permettent d’appréhender mieux la problématique». A précisé Alain Remy.

Alfred NTUMBA

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