Forêt : La Société civile environnementale s’inquiète de 14 concessions forestières mises en vente en RDC

Greenpeace Afrique et les organisations de la société civile environnementale congolaise s’inquiètent de 14 concessions forestières mises en vente par le Ministre de l’environnement et Développement durable, Amy Ambatobe. Selon un communiqué de presse émis par ces organisations, un mois après le rétablissement de 650.000 ha de concessions forestières jugées illégales et annulées en 2016, le ministre a informé le Premier ministre Bruno Tshibala, de son plan de la mise en adjudication de quatorze autres concessions forestières couvrant une zone de la taille de la Belgique. 

Toutefois, ces acteurs de la société civile environnementale ne savent rien de la suite que le Premier ministre congolais aurait réservée à la correspondance du Ministre de l’Environnement. A en croire les signataires de ce communiqué, la démarche initiée par Amy Ambatobe viole le moratoire sur les nouvelles concessions d’exploitation forestière mis en place en 2002. Car disent-ils, seize ans plus tard, la gouvernance forestière en RDC est toujours inexistante.

«Nous exhortons le ministre Ambatobe et le Premier ministre Tshibala à annuler le plan d’appel d’offres de ces quatorze concessions. L’aboutissement de ce plan entraînera un désastre pour la deuxième plus grande forêt tropicale du monde et aggravera le chaos d’un secteur forestier qui ne profite qu’à quelques exploitants industriels et à quelques élites de Kinshasa au détriment des communautés locales et peuples autochtones », insistent-ils.

L’adjudication des 310.000 ha commencerait dans « les prochains jours», informe ce communiqué. Plus tard dans le mois, le Ministre a procédé à la délivrance d’au moins deux permis de coupe industrielle pour l’année 2018 aux opérateurs chinois qui ont vu leurs titres illégaux réintégrés en février.

Lire aussi  Énergies : Avec makala bio, les poubelles de Kinshasa sont devenues une richesse

Les organisations signataires compte déposer bientôt, une requête formelle devant la Cour suprême de Justice en annulation de l’arrêté relatif à la réintégration en février des titres illégalement attribués à la Société la Millénaire Forestière (SOMIFOR) et à la Forestière pour le Développement du Congo (FODECO).

Alfred NTUMBA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *