Biodiversité : La société civile environnementale s’insurge contre l’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga.

Dans une déclaration faite ce vendredi 04 mai à Goma, les organisations de la société civile environnementale s’insurgent contre le projet de désaffectation des blocs pétrolier 4 et 5 dans le Parc nationale des Virunga et les blocs pétroliers 1 et 2 du parc National de la Salonga.

Evoquant les correspondances émises par le ministère des Hydrocarbure au Gouvernement de la RDC, ces organisations affirment que la motivation porte sur certaines ouvertures de la convention de I’UNESCO sur le patrimoine Mondial. Et pourtant le pays s’était engagé à ne prendre délibérément aucune mesure susceptible d’endommager directement ou indirectement le patrimoine culturel et naturel visé aux articles 1 et 2 qui est situé sur le territoire d’autres Etats parties à cette convention.

«  Nous ne cesserons jamais de rappeler que les activités liées à l’exploitation du pétrole présentent les risques suivants : sur le plan écologique, c’est un écosystème très fragile et très vulnérable, et qui exige une attention particulière, face à toute forme de pollution surtout par les hydrocarbures et dont les effets sont connus par tous, à savoir, la destruction de la biodiversité en général, la pollution de l’eau du bassin du Nil, source éventuelle des conflits internationaux entre les pays qui partagent ce bassin jusqu’en mer méditerranée », peut-on lire dans cette déclaration.

La société civile environnementale est revenue à charge avec des inquiétudes pour le Parc National de la Salonga qui regorge à ce jour les plus grandes tourbières tropicales dans la cuvette centrale et dont l’existence est aussi menacée par ce projet d’exploitation pétrolière.

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Face aux menaces que présente l’exploitation pétrolière dans ces sites du patrimoine mondial de l’Unesco, les organisations de la société civile invitent le gouvernement congolais à surseoir son projet qui, à en croire ces organisations présentent certains avantages tout en cachant de conséquences qui pourront s’avérer catastrophiques dans le temps et dans l’espace.

« Tout en vous soutenant dans la réflexion active de trouver plus des moyens/ressources pour le développement durable de notre pays, nous vous prions d’abandonner ce projet de désaffectation d’une partie du Parc National des Virunga pour ne pas fragiliser davantage cet écosystème et surtout revivre le tristement célèbre concept de la « Malédiction des Ressources Naturelles » comme ce fut le cas avec l’exploitation d’autres ressources Naturelles en Province du Nord-Kivu », renseigne cette déclaration.

Alfred NTUMBA

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