Environnement : Chaque année, le monde consomme près de 5.000 milliards de sacs en plastique, selon l’ONU

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde, soit presque 10 millions par minute, révèle un rapport de l’ONU publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

Des déchets plastiques sur une plage. (Crédit photo, WWF).

Selon ce rapport,  « si le mode de consommation actuel et les pratiques de gestion des déchets  se poursuivent, on comptera près de 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et  l’environnement à l’horizon 2050 ».

L’ONU indique que seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande et 12% a été incinérée. Le reste fini dans les décharges, les canalisations, ou il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

« Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », a déclaré dans ce rapport, le chef de L’ONU Environnement, Erik Solheim.

Les études dans ce document montrent que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules en plastique. «L’ampleur est décourageante », indique cette Agence de nations Unies, qui selon elle, depuis les années 1950, la  production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux.

Il a été signalé dans ce rapport que dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, c’est qui provoque des maladies. Mais aussi, ceux consommés par le bétail, finissent  leur course dans la chaine alimentaire.

Cependant, dans la plupart de cas, l’essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique comme les bouteilles en plastique, les bouchons, les emballages alimentaires, les sacs plastiques de supermarché, les couvercles, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaires à emporter.

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L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adaptés des politiques visant à réduire cette pollution. Et a en même temps invité les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation bien que cela ne soit pas suffisant.

« Nous avons un besoin urgent de leadership et d’intervention de la part des gouvernements pour faire face à la marée montante des plastiques » on pouvait lire dans ce rapport.

La RDC veut relever le défi

Il est évident de rappeler que face à cette pollution au plastique, la RDC n’est pas en reste. La capitale congolaise en témoigne de plus. Le Vice premier Ministre, Ministre des affaires étrangères, Léonard Shé Okitundu, a indiqué lors de sa prise de parole au Forum sur le Climat, que le gouvernement congolais est conscient de cette problématique et s’est engagé à travers l’autorité urbaine pour endiguer cette situation.

« Nous ne voulons pas prendre une mesure brutale. Il faut donner un temps d’adaptation pour interdire les plastiques dans notre pays. Nous savons que dans certains pays voisins il y a une interdiction formelle  dans ce sens, qui a contribué efficacement à l’assainissement des villes. L’autorité urbaine a un projet de modernisation de la ville qui prendra en compte l’assainissement de la ville de Kinshasa par le recyclage des déchets, par ce que la gestion des déchets est un sérieux problème à Kinshasa. Mais, la responsabilité est collective, il y’a la part de l’autorité gouvernementale à trouver une solution rapide mais aussi chaque personne doit être conscient qu’il doit lutter pour l’assainissement en se responsabilisant individuellement », a-t-il fait savoir.

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 Nelphie MIE

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