Pollution : Les industries de mode contre les plastiques

Sous d’autres cieux, la lutte contre la pollution au plastique devient un engagement commun. Les entreprise de la mode n’en sont pas en reste. Le secteur de la mode (Fashion) commence lentement à reconsidérer l’usage des matières plastiques dans les produits, pour pallier à la source de ces déchets polluants difficiles à éliminer.

A cet effet, l’éditrice de The Guardian a annoncé que les “Fashion Addicts” pourraient bien accepter de suivre “plastic is not cool ”, et consacrer tout son magazine, Net-a-Porter, à une sorte de plaidoyer contre l’usage immodéré du plastique dans le secteur de la mode.

Selon le quotidien britannique, Chaque année, un volume croissant de matières premières sont extraites du sol notamment le pétrole, le gaz naturel, le charbon par exemple “pour fabriquer une quantité innombrable de produits en plastique tels que du textile aux zips, des boutons aux principaux composants des chaussures ou des sacs à main. Et tous ces éléments finissent en déchets à la surface des océans et mettront des siècles à se décomposer.

A ces produits visibles s’ajoutent des milliards de vêtements bourrés de fibres synthétiques dérivées du plastique, que notamment les marques bon marché utilisent pour réduire leurs coûts.

Certaines ONG impliquées dans la lutte contre les déchets au plastique en mer, tentent de convaincre le secteur du prêt-à-porter de réduire cette consommation, et d’au moins recourir au recyclage massif du plastique. Quelques marques ou enseignes de distribution font des efforts, bannissant les suremballages issus de ce matériau et créant des collections de vêtements ou des baskets entièrement réalisées à partir de bouteilles plastique recyclées ou de déchets récupérés dans les océans. D’autres se sont engagées à cesser d’utiliser du matériau nylon (issu du plastique) neuf pour fabriquer leurs produits.

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Toutes ces initiatives restent limitées, tant en nombre que dans leur impact, souligne The Guardian. « Le défi pour l’avenir, c’est de parvenir à un mode de fonctionnement où une marque fabriquera un produit, que les consommateurs utiliseront avant de le ramener au fabricant pour que ce produit renaisse sous une autre forme« .

 

Jennifer LABARRE

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