Conservation : Les Virunga et la Salonga au cœur des discussions à Bahreïn

Suite à la décision prise par le gouvernement de la RDC de désaffecter partiellement les parcs nationaux des Virunga et de la Salonga, en vue d’une éventuelle exploration et exploitation pétrolière, la tempête de contestations est loin de s’apaiser. La dernière en date est bien la déclaration commune de l’Union européenne, le Canada, la Suisse et les Etats unis d’Amériques.  

Ce mercredi, les deux vieux parcs d’Afrique menacés par l’exploitation pétrolière ont été au centre d’une séance spéciale de la 42ème session du Comité du patrimoine mondiale à Manama (Royaume de Bahreïn). Des sources dignes de fois ont renseigné que des recommandations pertinentes ont été formulé à l’endroit de la République démocratique du Congo.

« Les premières informations en notre possession renseignent que l’on est revenu sur les principes de ne pas changer les frontières desdits parcs et que l’exploitation du pétrole dans les aires protégées est incompatible », ont-elles précisé.  « Pour nous,  c’est bien de les reprendre mais il faudra une application sans faille avec le pouvoir trop marchand en RDC ». 

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Selon ces mêmes sources, l’un des partenaires exige qu’un état de lieux soit fait sur ces deux parcs, sites du patrimoine, pour avoir une idée claire sur le niveau de la conservation.

Ce qui nourrit davantage les convictions des activistes de la société civile environnementale. « C’est bien pour un renforcement d’appui sans perdre de vue la menace du pétrole et le faible niveau d’appropriation de la conservation par les populations sur les sites. Il faudra des appuis concrets et bonnes alternatives pour la vie et survie des populations vivant autour. Il faudra que les populations s’en approprient ». 

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Pour l’ICCN qui a également pris une part importante à cette séance de travail, « les discussions de ce matin était encourageantes. Les membres du Comité du patrimoine mondial  ont suivi avec attention l’intervention de la délégation de la RDC sur les inquiétudes de membres de comité sur le projet d’exploration du pétrole et demandé aux entreprises pétrolières d’annuler ces projets », a précisé un délégué.

Rappelons que le Comité du patrimoine mondial est constitué de représentants de 21 États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, élus par l’Assemblée générale des États parties à la Convention. Ce comité est composé actuellement de l’Angola, Australie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Chine, Cuba, Guatemala, Hongrie, Indonésie, Koweït, Kirghizistan, Norvège, Saint-Kitts-et-Nevis, Espagne, Tunisie, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Zimbabwe.

Alfred NTUMBA

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Une réflexion au sujet de « Conservation : Les Virunga et la Salonga au cœur des discussions à Bahreïn »

  1. Ce patrimoine doit être gardé pour les générations futures.
    Les exploitants pétroliers sont partout alors qu’ils ne retrocèdent que près de 7 pour cent aux pays producteurs.

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