Santé : Le choléra progresse dans l’ombre d’Ebola en RDC

Alors qu’elle avait fait près de 1200 morts, l’an dernier, le nombre /9*-de cas de l’épidémie de choléra est reparti à la hausse depuis trois semaines et a atteint les mêmes  niveaux qu’en 2017, ce qui avait donné lieu à sa pire flambée en près de 25 ans, en RDC.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

« L’histoire du début de l’été dernier est en train de se répéter », met en garde Didier Bompangue, coordonnateur du Programme d’Elimination du Choléra au Ministère de la Santé publique de la RDC. Il s’inquiète de voir la progression du choléra suivre la même courbe qu’à pareille date, l’an dernier.

Les experts consultés par la presse estiment qu’environ  1157 personnes sont mortes de cette épidémie l’an dernier en RDC sur près de 55000 cas répertoriés. Pourtant, Didier Bompangue prévient que sans la mise en place des mesures très urgentes,  la flambée de cette année  risque d’être plus forte que celle de l’an dernier.

Cette présente résurgence du choléra en RDC, est indirectement liée au fait que tout le focus est mis sur Ebola, dont une flambée touche la province de l’Equateur, dans le Nord-ouest du pays, depuis Avril. Celle-ci survient au moment où les conditions propices à la propagation du choléra sont de retour, explique le professeur, pointant l’arrivée de la saison sèche qui complique l’accès à l’eau potable.

Cependant l’OMS suggère des interventions urgentes plutôt que d’attendre une crise qui serait exigeante, il appelle donc ses partenaires non gouvernementaux  actifs en RDC, comme Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge, de même que les bailleurs de Fonds internationaux, comme l’Union européenne, les Etats unis et le Canada, à se mobiliser comme ils l’ont fait contre Ebola et à profiter des périodes creuses afin de réaliser des interventions à long terme concernant l’accès à l’eau potable de même que la gestion des déchets et des égouts.

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Déjà, pour freiner la propagation du choléra, il a été estimé une assurance d’approvisionnement en eau potable, une mise en place des centres de traitements compétents pour soigner les malades et minimiser la contagion, une vulgarisation au chlore des latrines afin de couper la chaine de transmission et surtout éviter de cesser des interventions trop tôt.

CHARLIE LUTEZA

 

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