Conservation : Les étudiants de l’UPC sensibilisés sur l’importance de protéger l’éléphant

Plus de deux cents cinquante étudiants de l’Université protestante au Congo (UPC), ont été sensibilisés à l’importance de protéger l’éléphant. C’était au cours d’une conférence-débat organisée ce jeudi à Kinshasa par le Fonds mondial pour la nature (WWF), avec l’appui de l’USAID dans le cadre du projet CAFEC (The Central Africa Forest Ecosystems Conservation ).

Un éléphant dans le Parc national de Loango (crédit photo WWF).

Cette action de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’éléphant, commémorée le 12 août de chaque année. Elle vise à responsabiliser les jeunes étudiants d’aujourd’hui, responsables de demain.

Les informations partagées avec cette catégorie de la population, leur permettent de comprendre les défis à relever dans ce domaine afin d’y apporter des solutions appropriés, chacun en ce qui le concerne, ont expliqué les organisateurs.

« La conservation de la nature est une affaire de tout le monde. La jeunesse de l’Université protestante au Congo est également concernée par tous les problèmes environnementaux qui se posent. Nous avons voulu les impliquer dans la dynamique de sensibilisation concernant la problématique de la conservation des éléphants. Si déjà à partir d’aujourd’hui, ils savent qu’il y’a de sérieux problèmes qui se posent dans l’environnement, ils pourront s’en servir dans la gestion  lorsqu’ils seront aux affaires », a indiqué le chef de programme chargé de la faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

Avec une population composée à plus de 60% des jeunes, la jeunesse de la RDC présente un atout non négligeable dans la réussite de différentes stratégies mises en place par le gouvernement et ses partenaires, pour lutter efficacement contre les menaces qui pèsent sur la méga biodiversité congolaise. Pour WWF, les efforts pour la conservation de l’éléphant de la RDC ne peuvent aboutir que si cette cible est sensibilisée et mise à contribution.

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« Je dis merci aux organisateurs de cette conférence. Nous savons maintenant pourquoi il est important de protéger l’éléphant. J’ai appris que l’éléphant contribue à la protection des écosystèmes.  Il a la capacité de planter des arbres lorsqu’il défèque. Je peux aujourd’hui agir pour un impact dans le future », s’est félicité Pierre Makengo, étudiant en droit.

Les menaces qui pèsent sur l’éléphant, et les efforts conjugués  par le gouvernement de la RDC à travers l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), avec l’appui technique et financier des partenaires, ont été passés en revue au cours de cette séance d’échange d’information.

« Il y’a de défis à relever, la population d’éléphants est menacée. Il faut déployer des stratégies pour essayer de juguler cette crise. Dans notre pays nous avons appris que plus de 90% d’éléphants ont disparu. Nous devons sauver ce qui reste, car ils sont  en danger de disparition », a indiqué Jonathan Shuka, membre de la synergie des avocats pour le développement durable.

Une situation plus qu’alarmante

A l’instar des tous les pays d’Afrique centrale, la situation de l’éléphant congolais est très préoccupante au regard de la lourde menace, surtout celle liée au braconnage qui pèse sans cesse sur lui.

Selon WWF, la population des éléphants est passée de 1 millions d’individus en début de siècle à entre 6 et 10 mille, aujourd’hui. Chaque année, au moins 3 mille éléphants sont tués en Afrique à cause de leurs défenses.

Nelphie MIE

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