Forêt : GASHE présente les résultats de la première phase du projet  STR

Deux ans après la mise en œuvre du projet STR (Suivi en Temps Réel des activités forestières par les communautés locales),  le Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement (GASHE) a procédé à la présentation des résultats de la première phase de ce projet exécuté dans les provinces de l’Equateur et Tshuapa.

Ce projet a consisté à renforcer les capacités des communautés locales et autochtones dans le suivi des activités forestières dans leurs terroirs. Il vise à lutter contre toute forme  d’exploitation forestière illégale dans ces deux provinces pilotes. Son exécution sur le terrain a permis de tester la technologie ForestLink, pour collecter et transmettre en temps réel, les informations relatives aux illégalités forestières.

Ces informations ont permis d’organiser des missions conjointes « Administration forestière – Société Civile » en vue de vérifier les alertes sonnées par les communautés locales et autochtones. A l’issue de ces missions, quelques décisions et sanctions ont été infligées aux auteurs des illégalités constatées et dénoncées par les communautés locales.

Le projet a également permis de réduire sensiblement le nombre d’exploitants illégaux dans le territoire d’Ingende (province de l’Equateur). L’éradication de l’illégalité due au non marquage des souches et grumes dans deux concessions (IFCO/Baulu et MOTEMA), et à la saisie de plus de 200 m3 de bois exploités illégalement sont les point positifs de ce projet expérimental.

Selon le rapport de l’ONG GASHE, présenté à Mbadaka, ces résultats ont été rendus possibles grâce à la bravoure de 116 membres des communautés locales riveraines des concessions forestières des territoires d’Ingende (province de l’Equateur) et de Befale (province de la Tshuapa).

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Ces hommes et femmes ont bénéficié d’une formation sur la réglementation forestière et l’observation indépendante externe, avant d’être mis à contribution dans le contrôle forestier. Ils ont fournis à l’administration forestière, des informations relatives aux illégalités observées dans leurs terroirs.

Le projet a contribué aussi au renforcement des capacités des inspecteurs forestiers dont 33 ont obtenu la qualité d’Officier de Police Judiciaire et bénéficié d’appui logistique pour réaliser des missions de contrôle forestier sur terrain.

Pour les responsables cette organisation, « ce projet a permis d’expérimenter une collaboration entre les Communautés locales et autochtones, l’Administration forestière et les Organisations de la société civile dans luttet contre l’exploitation forestière illégale dans les deux provinces ».

Toutefois, l’ONG s’inquiète du silence observé par les instances judiciaires compétentes, sur certains dossiers leur transmis par les OPJ.

Un « Groupe de travail plaidoyer »  a été mis en place pour faire le suivi des informations envoyées par les communautés et les procès-verbaux transmis par les Officiers de Police Judiciaire aux autorités judiciaires.

Alfred NTUMBA

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