Environnement : des poursuites judiciaires contre les détracteurs du ministre Ambatobe

C’est la réponse du berger à la bergère. Les détracteurs du Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo, devront répondre de leurs fausses accusations à la justice congolaise, pour imputations dommageables. En réponses aux allégations formulées contre Amy Ambatobe par la société civiles environnementale, le MEDD (Ministère de l’Environnement et développement durable), a au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa ce mercredi 05 septembre, tenu à rétablir la vérité sur ces affirmations qu’il qualifie de mensongères, « d’une frange de la société civile » qui cherche à tout prix la tête du ministre.

Benjamin Toirambe, secrétaire général à Environnement, entouré des membres du cabinet du Ministre, lors d’un point de presse à Kinshasa.

« Le MEDD constate avec amertume et exaspération, l’acharnement et une volonté pernicieuse et fade dirigée sur la personne de son Excellence docteur Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, qui se bat bec et ongle pour appliquer la politique du gouvernement en matière de l’environnement, et donner une chance à ce secteur longtemps mis sous séquestre, de participer activement à la croissance économique de notre pays », a déclaré le Secrétaire général au MEDD, Benjamin Toirambe.

A en croire les membres de l’administration, et du cabinet du ministre de l’Environnement, décider d’aller mener une contre campagne à la base contre un candidat  à la députation nationale relève de l’acharnement injustifié.

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« Quel est le lien entre la candidature à la députation et la tentative de vouloir réviser le code forestier ? », s’est interrogé Ruben Rashidi Bukanga, directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Environnement. Et, d’ajouter que les 12 millions de dollars dénoncés par cette société civile doivent faire l’objet de poursuites judiciaires, afin que la lumière soit faite à ce sujet.

Révision du code forestier

Pour le Ministère de l’Environnement et Développement durable, l’initiative de procéder à la modification du code forestier n’est vient ni du Ministre, moins encore de ses services. C’est plutôt à la demande expresse du Chef de l’Etat adressée à l’Assemblée nationale de voir la loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier figurée parmi les  lois sectorielles importantes à réviser en procédure d’urgence, qu’un draft zéro a été produit et soumis à l’appréciation du Conseil des ministres et aux deux chambres du Parlement.

« La lettre du Président de la République adressée à l’Assemblée nationale pour inscrire la révision du code forestier parmi les priorités date d’octobre 2017. La question n’ayant pas été retenue comme prioritaire au niveau de l’Assemblée nationale, a été écartée en novembre 2017. La question de la levée du moratoire a été abordée depuis novembre 2017, et suspendue en février 2018.  Nous savons en toute sincérité que nous avons mises ces questions au frigo. A part ces dates ci-haut citées, on s’est réuni où ? On ne sait pas ce qui  motive nos amis », s’étonne Ruben Rashidi Bukanga.

La gouvernance forestière

Outre le lancement du processus de levée du moratoire et de la révision du code forestier, le MEDD a sur base d’une analyse documentaire des données disponibles lancé le processus de sensibilisation des concessionnaires forestiers en vue de leur rappeler l’échéance du 31 décembre 2018, relative aux engagements du gouvernement vis-à-vis du CAFI (Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale). Une procédure qui devra aider à mener à bien le processus d’aménagement.

« Il convient de signaler qu’à ce jour, la RDC compte environ 32 concessions forestières aménagées sur 57 concédées par l’Etat. Ce qui assure la bonne gouvernance forestière et la traçabilité du bois d’œuvre, et de l’exploitation forestière sur l’ensemble du territoire national », a indiqué Monsieur Toirambe.

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A en croire le MEDD, l’exécution de différentes étapes conformément aux prescrits du code forestier, sera couronnée par une action de communication des engagements et décisions prises par rapport au processus d’aménagement forestier.

Un bilan positif

Contrairement à ce que pensent ses détracteurs, l’administration a plutôt un autre regard sur l’actuel ministre de l’Environnement et Développement durable. Après plus d’une année à la tête de ce ministère, Amy Ambatombe a un bilan plus que positif a renchéri le Secrétaire général à l’Environnement.

« C’est suite à ce monsieur [Ndlr : Amy Ambatobe], que l’on veut vilipender, et pourtant, il a fait un effort de donner à vos compatriotes plus de quatre mille sept cents numéros matricules.  Aujourd’hui, le processus de la reforestation est en progression. Il y’a deux ans notre couvert forestier était à 155 millions d’hectares. Nous sommes maintenant à 166 millions d’hectares », a-t-il précisé.

Réagissant aux allégations selon lesquelles, il existerait une division entre l’administration et le cabinet du ministre, le MEDD a précisé que cette affirmation relève de l’imagination.

« Il faut un démenti formel. Nous voulons montrer à la face de notre peuple, qu’il n’y a jamais eu de division et le cabinet. Raisons pour laquelle, nous sommes tous là pour dire que nous sommes un bloc derrière son Excellence », a indiqué le directeur de Cabinet du ministre de l’Environnement, Moise Bumbu.

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Toutefois, le Ministère de l’Environnement et Développement durable reste ouvert et prêt à collaborer toujours avec tous ses partenaires notamment la société civile, en vue de garantir l’épanouissement du secteur.

Alfred NTUMBA

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