FIPA 2018 : Les 3 stratégies de Bruno Lapika pour éliminer la discrimination contre  les pygmées

Il est connu pour ses analyses très pointues sur la question des peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo. L’anthropologue, Bruno Lapika Dimomfu n’a pas encore dit son dernier mot, surtout lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des peuples autochtones pygmées de la RDC.  

Bruno Lapika Dimomfu, député national de la RDC, s’adressant à l’assistance lors de la cérémonie du lancement de la 3ème édition du FIPA à Kinshasa.

Le président du Collectif des parlementaires révèle ses stratégies susceptibles de contribuer à l’épanouissement des peuples autochtones pygmées de la RDC. « Nous avons plusieurs opportunités qui nous permettent de dépasser la discrimination dont sont victimes les peuples autochtones pygmées », insiste-t-il.

Pour ce député national, la première stratégie consiste en la mise en place d’une réglementation ou des textes juridiques qui protègent les peuples autochtones pygmées. « Le jour où cette proposition de loi deviendra une loi, nous aurons un cadre juridique qui protège les peuples autochtones pygmées », a-t-il déclaré.   

La deuxième stratégie est bien celle de l’adhésion des peuples autochtones pygmées à la mondialisation. Il faut aujourd’hui encadrer et appuyer les peuples autochtones pygmées pour qu’ils accèdent à l’éducation. « Au fur et à mesure que nous serons en présence des jeunes pygmées qui auront acquis des notions scientifiques et techniques, ils pourront échanger d’égal à égal avec leurs collègues bantoues… », a-t-il suggéré.

La troisième stratégie devra quant à elle se focaliser sur la promotion des mécanismes de cohabitation pacifique et harmonieuse entre les pygmées et les bantoues.

«Etant donné que cette cohabitation repose sur des préjugés, il faudra des campagnes de sensibilisation pour éliminer ces préjugés de part et d’autre », a-t-il insisté. « Il y’a beaucoup des pygmées qui n’arrivent pas à se débarrasser de ces préjugés. Pour dire que celui qui est devant moi est un congolais comme moi, et j’ai le même droit que lui ».

En en croire Monsieur Lapika, les bantoues devront également sortir de ce mythe effané et  considérer les pygmées comme des êtres à part entière, devant bénéficier de mêmes prérogatives qu’eux.

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Ce professeur d’université ne cache pas cependant, sa déception de voir traîner la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la défense et la protection de droit des peuples autochtones pygmées  à l’Assemblée nationale, malgré son alignement sur la liste des matières devant faire l’objet à la plénière du parlement.

Alfred NTUMBA

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