Forêt : validation de différentes notes techniques sur la politique forestière

La coalition des femmes leaders de l’environnement et développement durable CFLEDD et autres organisations de la société civile environnementales ont organisé à Kinshasa, un atelier national de validation des différentes notes techniques de leur plaidoyer sur l’élaboration d’une nouvelle politique forestière, la révision du code forestier et la levée ou le maintien du moratoire, et de la prise en compte des droits de communautés locales et peuple autochtones dans les réformes en cours.

S’étendant sur deux jours, ces assises avaient pour but de présenter et d’amender les différentes notes techniques relatives à la politique forestière en RDC. Une fois validées, elles devront constituer un outil devant servir de base pour un plaidoyer commun.

« Le document que nous avons validé aujourd’hui, sera dupliqué et envoyé aux différents acteurs. En priorité au gouvernement, au ministère de l’environnement, à l’assemblée nationale, à la présidence, en vue de leur faire parvenir officiellement, notre position sur ce que nous voulons concernant l’engagement du pays sur la politique forestière, notamment sur la révision du code forestier », a déclaré Issa LINGBELU, acteur de la société civile.

Cette rencontre qui a connu la participation de plus de 70 acteurs et activistes issus des réseaux et organisations de la société civile environnementale ainsi que d’une forte représentativité des délégués des provinces. Ces membres ont affirmé ne pas être contre la levée du moratoire, mais tout ce qu’ils demandent au gouvernement, et que cela soit fait dans les normes requises.

« La société civile ne pas contre la levée du moratoire mais il y a trois conditions que le gouvernement avait mis en place qui doivent être respectées à savoir : la finalisation et la conversion des anciens titre forestier en concession forestière, la divulgation et la programmation géographique ; ce qui n’est pas encore fait ; ce n’est que un plan d’aménagement ; par ce que nous n’avons pas un schéma directeur. Un pays comme la RDC doit avoir tout cela, car nous avons beaucoup des ressources naturelles », a rappelé Néné MAINZANA, PCA de la CFLEDD.

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Nous de la société, nous sommes déjà en train d’appuyer le processus ; nous voulons qu’on révise le code forestier et qu’on lève le moratoire. Nous voulons au préalable une bonne politique forestière. Nous nous sommes décidés d’en parler d’une manière documentée voilà pourquoi nous avons commencé avec un document technique, viendront après d’autres documents, a-t-elle soutenu.

Pour sa part, Dorhotée LISENGA présidente de la CFLEDD, s’est dite réjouit de cette opportunité car au court de cet atelier, des présentations en terme d’information sur les thématiques connexes et afférente ont été faites. Trois groupes de travail ont été constitués pour enrichir les notes produites par les experts à ces sujets.

Signalons que, les organisateurs de cet atelier ont annoncé la tenue d’autres activités dans les jours à venir, dans le but de compléter le plan d’action de leur plaidoyer sur la question de gouvernance forestière.

 

Fanny MENGA

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