Agriculture : L’alimentation Africaine en péril !

Sécheresse, conflits armés, gouvernance, l’agriculture incertaine de certains pays Africains tel est tableau très sombre dressé par les experts sur l’avenir de l’humanité. C’est état des lieux a été présenté lors de la célébration de la 38è journée mondiale de l’alimentation placée sous le thème « Agir pour l’avenir ».

The  » Niébé  » from the Muanda’s market

Le rapport de cette année a révélé que pour l’Afrique, l’avenir semble compromis, en raison bien entendu des ravages causés par la famine. Au Burkina Faso, plus de 2 millions de personnes sont menacées par la famine malgré les 81 milliards de francs CFA (environ 144 millions de dollars) pour faire face à celle-ci.

Dans son rapport de 2017 sur l’insécurité alimentaire en Afrique, la FAO révélait en février dernier que près de 224 millions de personnes souffrent de faim à travers le continent. Soit 22,7 % de la population totale du continent. Ce chiffre représente aussi 25 % des 821 millions de personnes souffrant de faim dans toute la planète.

« Le continent rencontre des difficultés en matière de sécurité alimentaire », a résumé Kwami Dzifanu-Nyarko-Badohu, secrétaire de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique.

« Si l’organisation évoque des facteurs naturels comme la sècheresse, les chenilles légionnaires et des invasions d’oiseaux granivores (qui se nourrissent de grains), les facteurs humains ne sauraient être ignorés. Le cas des conflits qui consument des pays comme le Soudan du Sud et la RDC », a-t-il ajouté.

Lors de la conférence des donateurs en mai dernier, l’ONU tirait sur la sonnette d’alarme en parlant de 2 millions d’enfants menacés de malnutrition dans les provinces de l’Est de la République Démocratique du Congo, du fait des conflits armés ayant provoqué les déplacements de près de 4 millions de personnes.

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Mais le rapport informe qu’il y a bien pire. En février, l’ONU et le gouvernement sud-soudanais parlaient de 6 millions de personnes menacées par la famine au Soudan du Sud théâtre d’une guerre civile depuis 2013, deux ans après l’indépendance.

Selon certains observateurs africains, la plupart des gouvernements africains relèguent au second plan l’agriculture au profit des secteurs comme la défense et la sécurité des dirigeants, alors que certains pays ne sont même pas en guerre ni contre un quelconque État voisin, ni contre quelque rébellion.

Conforme aux idéaux de la FAO, à Pointe-Noire au Congo, un agriculteur initie des enfants aux techniques culturales élémentaires.

Pour cet agronome, beaucoup d’enfants des villes du Congo se montrent désintéressés aux métiers d’agriculture. « Dans nos villes, la terre est aussi fertile que dans les campagnes. Malheureusement, les citadins ne pratiquent pas l’agriculture. On ne pense qu’aux secteurs fructueux comme le pétrole », a déploré l’agronome Crépin.

Un désintéressement dont la principale conséquence est telle que près de 80 % de produits agricoles consommés dans les villes proviennent de la campagne.

Albert MUANDA

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