Biodiversité : Le WWF inscrit la disparition accélérée des animaux sauvage dans l’édition planète vivante

La dernière édition Planète vivante de WWF publiée cette année, s’est penchée sur la disparition accélérée des animaux sauvages, la dégradation des terres et habitats de ces animaux, la surexploitation, la présence des espèces invasives sur leur millier de vie, la pollution ainsi que  le réchauffement climatique, le tout considéré comme des menaces qui pèsent sur les vivants sauvages.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

Dans ce dernier rapport scientifique, le WWF a relevé un constat alarmant dont 16.700 populations d’espèces sauvages seraient en voie de disparition, un taux représentant 4.005 des mammifères, d’oiseaux, des poissons, des reptiles et d’amphibiens. Ces observations de WWF s’inscrivent dans la veine de l’étude publiée dans la revue Proceedings of the Nationale Academy of Sciences (PNAS) qui avait fait un grand bruit en concluant un recul massif des animaux vertébrés sur la Terre   à l’été 2017.

Publiés tous les deux ans, les relevés des populations et des espèces disparues comme détaillés dans ce rapport sont fait à travers plusieurs points d’évaluation à travers le monde.

Selon les estimations de cette dernière l’édition; l’artificialisation des sols, la déforestation au profit des cultures industrielles, la surexploitation des terres, le braconnage et le trafic des animaux sont ciblés comme les causes premières du déclin de la population sauvage, des activités pouvant entrainer une  baisse générale de 58 % des populations sauvages par rapport à 1970.

« Le trafic d’ivoire cause la mort de 20.000 à 30.000 éléphants chaque année ; soit 100 par jour environ. Or, il reste environ 465.000 éléphants dans le monde en comptant les populations d’Asie et d’Afrique, soit l’équivalent d’une ville comme Lyon », s’est plaint  le directeur général du WWF France Pascal Canfin.

Selon ce rapport, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont enregistré des déclins plus importants avec une perte de 89 % par rapport à 1970, à l’inverse de la population de l’Amérique du Nord, nord du Mexique, à Groenland, de l’Europe, de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et du deux-tiers du nord de l’Asie.

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En plus de 20 ans, les captures mondiales stagnent autour de 100 millions de tonnes de poissons par an alors que les capacités de pêche ne cessent d’augmenter, une situation qui place aussi les espèces aquatiques sous la menace d’extinction.

Le WWF appelle ainsi la population mondiale à la préservation de la biodiversité, à la pollinisation des espaces et terrains, à la production de nutriment nécessaire à la croissance des plantes et à l’épuration naturelle des eaux; comme indique l’objectif de zéro perte supplémentaire du vivant d’ici 2030, que s’est fixé la communauté internationale.

Albert MUANDA

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