Forêts : Formation des experts de la société civile en suivi des clauses sociales

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a  procédé au lancement  d’un atelier de formation des experts de la société civile sur la facilitation et le suivi des accords des clauses sociales en République démocratique du Congo, ce vendredi 09 novembre à Kinshasa.  Une formation qui s’inscrit dans le cadre de la révision des stratégies nationales de WWF qui a pris une orientation particulière d’appuyer la société civile en renforçant ses capacités à mettre en œuvre des actions pour le développement socio-économique, et celles liées à la conservation de la biodiversité en RDC.

Au de-là de leurs multiples fonctions écologiques de production, de régulation et de soutien aux cycles vitaux, les forêts de la RDC jouent également un rôle socio-économique essentiel pour une partie importante des populations, car elles fournissent des moyens de subsistance à plus de 40 millions de personnes. Une gestion durable de celle-ci se veut un impératif, incontournable afin de permettre un climat social paisible entre les communautés locales et les entreprises qui exploitent ces forêts.

« Nous sommes convaincu qu’une exploitation durable en RDC est possible, et peut contribuer au développement socio-économique du pays, mais aussi à  celle des communautés locales et des peuples autochtones qui vivent dans les périphéries des concessions forestières », a déclaré Bruno Perodeau, responsable  du programme conservation  au WWF-RDC.

Au total, 27 experts de la société civile ont été sélectionnés pour participer à cette formation. Leur choix a été fait sur base notamment de la capacité de chacun de rédiger un rapport, la connaissance du secteur forestier, la récolte les données sur le terrain et la justification des finances.

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Après 7 jours de formation, ces hommes et femmes seront capables de faciliter la négociation et assurer le suivi de la mise en œuvre des accords sociaux, former les membres des comités locaux de gestion et du suivi sur la gestion du Fonds de développement local mis à leur disposition pour réaliser des projets de développement contenus dans les clauses sociaux.

L’autre débouchée de cette formation sera la réalisation d’une cartographie sur les concessions forestières en exploitation ainsi que les concessions qui bénéficient ou non de l’appui de WWF.

«  Nous allons travailler en collaboration avec la Fédération des entreprises congolaises et la Fédération des industriels du bois y compris la direction de gestion forestière. Ensemble, nous allons élaborer une cartographie qui nous aidera à identifier toutes les concessions forestières qui bénéficient ou non de l’appui du WWF à travers les ONG. D’ici le 20 ou 23 novembre de cette année, nous aurons la liste des experts formés », a renseigné Jean Marie Bolika, coordonnateur du programme gouvernance forestière chez WWF.

Pour les participants, cette formation axée sur le renforcement de leurs capacités est une grande opportunité devant leur permettre au final, de bien s’outiller sur les techniques des négociations des clauses sociales.

« La formation est une occasion pour affûter nos connaissances sur les négociations et la rédaction des clauses sociales. Elle est aussi importante pour les peuples autochtones par ce que les activités que les opérateurs forestiers exécutent sur terrain nécessitent aussi la prise en compte des droits des peuples autochtones. Après cette formation, nous pourrions sensibiliser les communautés locales sur terrains afin qu’ils connaissent aussi leur droit en rapport avec l’exploitation de leurs forêts dans le cadre des négociations des accords des clauses sociales », s’est réjoui Léonard Bombole, point focal du REPALEF.

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Notons par ailleurs que cet atelier est l’une des activités prévues dans le cadre du programme gouvernance foresteière lancé en 2017. Ce programme élaboré par le WWF entend soutenir et faciliter les négociations et le suivi de la deuxième phase des clauses sociales que cette ONG internationale souhaite, cette fois, porter plus d’engagements des parties prenantes qu’à la phase précédente.

Thierry-Paul KALONJI

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