Climat : COP24, « Il faut surmonter les divergences politiques pour secourir le climat »

Les représentants de près de deux cents pays ont entamé de discussions dans le cadre de la COP24 destinée à surmonter les divergences politiques afin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant le recours aux énergies fossiles pour deux semaines dans la ville de Katowice (Pologne).

Lundi soir, près de 40 pays selon un premier décompte de la présidence de la COP24  avaient rejoint cet appel à la transition juste. Invité à s’exprimer devant l’assemblée des 196 Etats liés par l’accord de Paris, le président polonais, Andrzej Duda, a insisté sur l’importance du consensus social comme condition de la réussite des politiques environnementales.

Sur la base des dernières données compilées par une équipe internationale de scientifiques, le constat sur le réchauffement climatique est sans appel. Pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement, le GIEC invitent les pays membres à tripler le niveau de leur effort, voir  le multiplier par cinq pour ne pas aller au-delà de 1,5 °C.

Plaidant pour les causes africaines,  le roi Mohammed VI compte poursuivre l’accompagnement du  Maroc au processus de mise en œuvre des trois Commissions climat, issues du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, tenu en marge de la COP 22: sur le Bassin du Congo, la Région du Sahel et les Etats insulaires.

Face aux défis à relever, le souverain invite à un sursaut collectif dans le but de renforcer les bases de solidarité entre les pays et de concrétiser la transition vers un modèle économique adapté.

En ce moment où tous les indicateurs du réchauffement climatique sont dans le rouge, témoignant de l’urgence à agir, la Banque mondiale compte mobiliser au sortir de ces pourparlers un chèque d’environ 200 milliards de dollars allant de 2021 à 2025 pour financer les pays en développement face au changement climatique, soit un « doublement » par rapport à la période précédente.

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Cette enveloppe de 200 milliards annoncée sera composée de 100 milliards de dollars de « financements directs » de la Banque mondiale. L’autre moitié est répartie entre environ un tiers de fonds directs de deux agences dépendant du groupe de la Banque mondiale et deux tiers de fonds privés mobilisés par leur intermédiaire, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) le responsable du dossier climat de la Banque mondiale, John Roome.

« Cela fait environ 40 milliards par an, dont 27 milliards de fonds directs ». Au cours de l’année fiscale juillet 2017 à juin 2018, la Banque a engagé 20,5 milliards de dollars de financements sur le climat et en moyenne environ 13,5 milliards par an pour la période 2014-2018 », a-t-il précisé.

Dans une première ébauche de sa Déclaration sur l’état du climat mondial en 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), estime qu’en état actuel, la température risque d’augmenter de 3 à 5°C d’ici à la fin du siècle.

A en croire John Roome, si  nous ne réduisons pas les émissions et ne mettons pas en place des mesures d’adaptation maintenant, il y aura 100 millions de personnes supplémentaires qui vivront dans la pauvreté et qui subiront directement les effets du changement climatique d’ici à 2030 ; Et le nombre des « migrants climatiques » pourrait se multiplier, pour atteindre 143 millions d’ici à 2050 en  Afrique, en Asie du Sud et en  Amérique latine.

Selon la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, combattre les causes et  permettre  l’adaptation des plus pauvres  aux conséquences, sont des gestes nobles et plus impressionnants à leur vue.

Bien que les Etats-Unis ont réaffirmé lors du G20 en Argentine leur décision de se retirer de l’accord de 2015 et ont répété leur détermination à utiliser toutes les sources d’énergie disponibles ; les autres pays industrialisés, dont la Chine, ont renouvelé leur engagement pris lors de la COP21 tout en faisant valoir leurs particularités nationales et leurs capacités à s’adapter.

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La Conférence de Katowice de 2018 est la 24e des conférences annuelles (COP24) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle est présidée cette année  par Michal Kurtyka, secrétaire d’État au ministère de l’Énergie polonais.

Albert MUANDA

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