Alimentation : La pollution du sol met en danger la sécurité alimentaire

A l’occasion de la Journée mondiale des sols, la FAO a appelé à une action urgente pour réduire l’utilisation des polluants. Cette action s’inscrit comme urgente et nécessaire pour lutter contre la pollution des sols et contenir les multiples menaces qu’elle fait peser sur la sécurité et la salubrité alimentaires à l’échelle mondiale.

Les jeunes volontaires de Greenpeace en plein assainissement des espaces à la FIKIN.

Cette année, le thème choisi est «Soyez la solution à la pollution des sols». A cet égard, la FAO a proposé un certain nombre de recommandations sur la manière de réduire la contamination des sols au niveau de l’Etat, des industries et des consommateurs.

Selon les analyses de la FAO, Près de 60% de meilleurs sols agricoles dans 11 pays de l’espace européen renferment des résidus de pesticides dont la moitié est désormais illégale. C’est ainsi que la FAO exhorte les gouvernements à promouvoir une gestion responsable et durable des fertilisants industriels.

« Des milliers de produits chimiques industriels, des déchets plastiques, électroniques et les eaux usées non traitées sont autant de sources de pollution des sols, ouvrant ainsi la voie aux polluants l’accès  dans la chaîne alimentaire avec des conséquences graves pour la santé et le bien-être des personnes », a souligné le rapport de la  FAO.

A en croire la Sous-Directrice générale de la FAO, Maria Helena Semedo, « environ 33% de tous les sols sont dégradés et leur état se détériore à un rythme alarmant et que les activités humaines sont la principale source de pollution des sols. Il nous appartient d’adopter des pratiques de gestion durable des sols ».

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Au cours de cette cérémonie marquant la Journée mondiale des sols au siège de l’Organisation, à Rome, Le professeur Rattan Lal, Président de l’Union internationale des Sciences du Sol (IUSS), a été récompensé du prix Glinka World Soil Prize pour sa contribution exceptionnelle en matière de gestion durable des sols.

Ses travaux scientifiques ont notamment contribué à la régénération du carbone biologique du sol et à l’amélioration de la structure des sols. A cette guise, la Fédération de Russie a approuvé cette année une contribution financière de 2 millions de dollars au soutien des activités du Partenariat mondial sur les sols dans sa deuxième phase (2018-2020).

Fanny MENGA

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