Alimentation : 3 millions de dollars de la Russie pour le projet de la FAO à Alep

La FAO a lancé un projet de soutenance et de nutrition au profit des agriculteurs et éleveurs d’Alep touchés par le conflit en Syrie. D’une durée de deux ans, ce  projet vise à relancer l’économie locale d’Alep, à réduire la pauvreté et à améliorer la nutrition des groupes cibles.

«Un grand nombre d’agriculteurs ont abandonné leurs terres en Syrie à cause de l’insécurité qui a eu un impact dévastateur sur leur production agricole et détruit les infrastructures et les services. Les disponibilités réduites et coûteuses des intrants agricoles handicapent considérablement les agriculteurs locaux ; c’est pourquoi  ce projet mis en place entend offrir les conditions initiales pour le développement et de  stimuler l’économie locale afin de contribuer à réduire la pauvreté dans la région tout en améliorant la nutrition de ceux qui en ont le plus besoin», a déclaré Daniel Gustafson, Directeur général adjoint de la FAO.

Ce projet de rétablissement des services d’Alep  a bénéficié de la part de la Fédération Russe un don de 3 millions de dollars, un soutien essentiel en matière de moyens de subsistance et de nutrition.

Un don qui entre dans les fonds  de soutenances des 60 000 ménages vulnérables (ou 360 000 agriculteurs et éleveurs) de la région d’Alep, durement touchés par la crise et de rétablir leurs capacités de production tout en améliorant leur sécurité alimentaire et leur nutrition.

A en croire la FAO,  la motivation de monter ce projet à Alep est dû au  fait que cette région du nord de la Syrie possède 1,2 million d’hectares de terres arables disponibles pour un usage productif. Pour Daniel GUSRAFSON, Cet objectif sera atteint lorsque les fonds versés pour ce projet aidera les ménages les plus vulnérables à développer les cultures légumières, fruitières et forestières, en restaurant les infrastructures d’irrigation, la productivité du bétail ainsi que la réactivation des services vétérinaires,  des services de production de la région  et d’amélioration de la santé.

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La ville d’Alep a été gravement endommagée par le conflit, en particulier entre 2015 et 2016. En 2017, la situation en matière de sécurité s’est améliorée permettant ainsi la mise en œuvre d’interventions destinées à renforcer la résilience et aider les rapatriés à reprendre leurs activités de production et à rétablir leurs moyens de subsistance.

Pour sa part, les  Nations Unies estiment que 6,5 millions de Syriens souffrent actuellement d’insécurité alimentaire aiguë et 4 millions de personnes risquent d’être touchées à leur tour par l’insécurité alimentaire. La crise prolongée dans ce pays  a gravement touché le secteur agricole, qui jouait auparavant un rôle essentiel dans l’économie nationale contribuant pour environ 20 à 25% du PIB du pays.

L’année dernière, les programmes de la FAO avaient aidé les agriculteurs à cultiver suffisamment de blé pour nourrir 1,7 million de personnes supplémentaires pendant un an. Grâce à ses campagnes de vaccination et de soins vétérinaires, la FAO a également aidé les Syriens à préserver la santé du bétail survivant dans le pays.

Pour cette année, l’accord de financement a été signé hier  au siège de la FAO à Rome par Daniel Gustafson, Directeur général adjoint de la FAO pour les programmes, et S.E.M. Victor Vasiliev, Ambassadeur, représentant permanent de la Fédération de Russie.

Albert MUANDA

 

 

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