Forêts : Josué ARUNA, « la RDC compte une mosaïque des zones humides »

En marge de la Journée mondiale des zones humides et la commémoration de la date marquant signature de la Convention de Ramsar, Josué ARUNA, président de la Société civile environnementale et agro rurale du Congo(SOCEARUCO), rappelle depuis le Sud-kivu où il vit, que la RDC est  une mosaïque des zones humides qui malheureusement est à ce jour  sous  diverses menaces d’exploitations. Un défi de taille que doit relever le chef de l’Etat actuel Felix TSHISEKEDI.

Josué Aruna, Activiste de l’environnement et membre de la Société Civile environnementale et Agro rural du Sud Kivu (SOCEARUCO).

Malgré leur importance d’assurer la sécurité alimentaire, la fourniture en eau douce, la séquestration du carbone à l’instar des tourbières réputées pour atténuation des effets du climat, les zones humides de la RDC ne sont pas connues ni inventoriées, ni gérées de manière rationnelle, s’est plaint  le  président de la Société civile environnementale et agro rurale du Congo(SOCEARUCO).

La journée mondiale des zones humides célébrée le 02 février de chaque année, coïncide avec  la date de la signature de la Convention de Ramsar ( Ndlr : un traité intergouvernemental signé par les nations du monde  en 1971 Iran par 157 pays du monde), est une journée de sensibilisation sur la gestion rationnelle des zones humides dans le monde entier, considérés comme des zones prometteuses pour un développement durable.

Depuis 1997,les  Nations unies consacrent cette journée  à la sensibilisation du grand public aux zones humides. En Afrique, précisément dans le bassin du Congo, la RDC regorge  une mosaïque des zones humides dont les forêts humides, les étangs naturels, les mangroves, les marais, les lacs, les cours d’eau et rivières, les rizières de périmètres irrigués, les tourbières, les eaux thermales etc.

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Hormis ses forêts,  la RDC occupe par ses zones humides une place  prépondérante pour faire face au dérèglement climatique qui menace  l’humanité.

Pour ce défenseur de l’environnement, plusieurs sites en RDC ploient sous la menace d’une destruction relative  soit à l’exploitation pétrolière soit à l’exploitation du bois ou soit à la spoliation.   Le parc national des Virunga  et le  lac Eduard (sous menace d’exploitation du pétrole),  le site de Ngiri ,Tumba, Maîndombe à l’Équateur, le Parc marin de mangrove à Muanda, la Réserve naturelle d’Itombwe, le Lac Kivu et Tanganyika en sont des cas d’école. Cette situation  nécessite  des mesures urgentes et adéquates pour sécuriser ces sites classés par la RDC comme site Ramsar d’importance internationale.

En encourageant la gestion rationnelle des zones humides dans le monde entier comme moyen de réalisation du développement durable, Josué ARUNA invite le nouveau président de la République à appliquer rigoureusement les décisions relatives à  ces questions pour faire respecter les conventions internationales sur les zones humides, sur la biodiversité et les accords sur le climat, une voie qui lui permettra d’ atteindre les objectifs du developpement durable.

« L’ inventaire global des zones humides de la RDC, l’arrêt  immédiat de toute exploration du pétrole dans le Parc national de Virunga au Nord Kivu, des minerais dans la réserve naturelle d’itombwe au sud Kivu, l’établissement d’un répertoire des forêts communautaires, la facilitation d’accès aux investissements dans les paysages forestiers du bassin du Congo, le respect strict des engagements internationaux ainsi que les lois du pays en matière de la biodiversité, du climat et  des forêts permettront au nouveau chef de l’Etat Félix TSHISEKEDI, d’être au rendez-vous des grands défis environnementaux à relever en République Démocratique du Congo », a-t-il conclu.

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Albert MUANDA

 

 

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