Conservation: Un pas de plus vers le financement des aires protégées du bassin du Congo

Le projet  régional CBSP- Partenariat pour la conservation  de la biodiversité a démarré ce 9 avril à Douala au Cameroun, avec  l’organisation de son comité de pilotage 2019, afin de faire le point  sur l’Etat  de la mise en œuvre  des activités du projet depuis son lancement en 2017, en vue de vérifier le niveau d’atteinte de son objectif principal qui est de mettre en place à l’échelle nationale et sous régionale des mécanismes de financement durables pour la conservation de la biodiversité dans les six pays du bassin du Congo.

Ce projet régional majeur couvre 63 aires protégées dans le deuxième massif forestier du monde qu’est le bassin du Congo représentant  environ 18,5 millions d’hectares pour les six pays bénéficiaires à savoir la Gabon, le Cameroun, La République du Congo, la République démocratique du Congo ,la Guinée équatoriale et la République centrafricaine. Ces six pays avaient reçu un appui financier  du Fonds pour l’environnement mondial qui s’élevait à 8, 181,181 dollars pour la mise en œuvre du projet régional par le programme des nations unies pour le développement (PNUD), avec pour partenaire d’exécution la COMIFAC.

Ainsi, cette rencontre qui se tient à un moment important pour orienter stratégiquement le projet régional, rend compte de progrès réalisés par le projet régional. Les membres du comité de pilotage désignés par les six pays ont à leur tour validé les résultats planifiés pour l’année en cours, en tenant compte des contraintes à relever. Les solutions pour limiter les risques liés à la mise en œuvre du projet en s’appesantissant sur les synergies  avec des initiatives similaires au sein des pays et de la sous-région ont aussi constitué   l’essentiel de cette rencontre de deux jours.

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« Cette rencontre est d’une importance majeur pour la sous-région. Elle  va nous permettre d’orienter le projet pour les années à venir. Les résultats de ce projet sont très attendus par les participants, car le financement durable des aires protégées est un moyen d’assurer la conservation de la biodiversité du bassin du Congo, qui a une valeur inestimable », a affirmé Raymond NDOMBA NGOYE, secrétaire exécutif de la COMIFAC.

Les participants se sont dits fiers des résultats atteints par ce projet jusqu’à ce jour, avant de signifier  que la priorité doit  être à présent  accordée à la phase  d’expérimentation des solutions de financement durable dans les aires protégées dans les six pays qui sera extrêmement intéressante et pourra transformer durablement ces aires protégées de la sous-région.

Rappelons que l’objectif de ce projet  est d’améliorer durablement le financement du système d’aires protégées  dans la sous-région à travers entre autres, la formation, la mise en place des cadres institutionnels et de mécanismes modèles pour assurer la viabilité financière à long terme des systèmes d’aires protégées et des écosystèmes associés dans les six pays concernés.

Thierry-Paul KALONJI

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