Genève : La science doit être mise à contribution pour réussir dans la réduction des risques de catastrophes

Ces la conclusion de « Science and Policy Forum », qui sest réuni à Genève en marge de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe. Les scientifiques ne sont pas allés par quatre chemins pour démontrer la nécessité de mettre à contribution la science dans les efforts de réduction des risques de catastrophes. Le Forum souligne la nécessité d’une collaboration entre la science, les décideurs et la société pour réussir dans la réduction des risques de catastrophe.

High-Level Dialogue 1, Progress in implementing the Sendai Framework – Global and regional perspectives – Photo: © UNDRR/Antoine Tardy.

Le Forum a exhorté les acteurs impliqués dans la recherche des solutions de réduction des risques de catastrophes à envisager des avancées majeures dans l’utilisation des technologies de gestion des catastrophes qui présentent un fort potentiel pour les déploiements futurs.

Les scientifiques notent tout de même que l’application de ces technologies variait en vitesse, portée et impact. Les avancées comprennent, l’utilisation de drones en cas de catastrophe pour évaluer les dégâts, guider les premiers intervenants, livrer du matériel, des médicaments, etc.

« Le Forum Science et Politique, qui s’est réuni à l’approche de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, avait un message très clair à adresser à la communauté – Renforcer la résilience et réaliser la RRC nécessite une collaboration et une intégration renforcées dans tous les domaines de la science, des décideurs, et la société à répondre aux besoins d’information à court terme afin d’anticiper et d’atténuer les impacts à long terme », peut-on lire dans un communiqué.

Un groupe de travail a été mis en place sur la terminologie des dangers. Il a été chargé d’élaborer de nouvelles définitions et classifications des dangers. « Une liste de risques actualisée basée sur la science est essentielle pour garantir une réponse intégrée à la réduction des risques de catastrophe et atteindre les objectifs fixés par le Cadre de Sendai», a indiqué le Professeur Murray, responsable de la RRC mondial à Public Health England.  Selon les scientifiques, le Cadre de Sendai a fourni une compréhension du risque qui nécessitait un engagement des communautés vulnérables. Un effort accru doit être entrepris pour comprendre le contexte local dans lequel les risques voient jour.

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« Nous vivons à une époque de catastrophes de plus en plus fréquentes et graves, alimentées par les effets du changement climatique. En réponse, le Conseil international de la science investit pour réduire l’écart entre les sciences naturelles et sociales dans la compréhension de la nature très systémique et en cascade des risques », a déclaré l’envoyée spéciale du CSI pour la science dans la politique mondiale, Flavia Schlegel. Le forum, organisé par le Conseil scientifique international, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe et le programme de recherche intégrée sur les risques de catastrophe, a réuni près de 400 participants pendant deux jours pour discuter des avancées scientifiques appuyant la mise en œuvre du cadre de Sendai et identifier les besoins en connaissances sur une approche intégrée de la RRC.

Depuis Genève, Alfred NTUMBA

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