Genève : Un rapport de l’UNDRR alerte sur les ménages émergeantes, et appelle à l’action urgente

Le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe rappelle aux gouvernement l’urgence d’une action nécessaire sur la réduction des risques de catastrophe, pour protéger le progrès vers la réduction de la pauvreté et assurer la baisse continue de la mortalité. Dans un rapport publié ce mercredi 15 mai à Genève, l’UNDRR alerte sur des menaces nouvelles, émergentes et bien plus grandes que jamais, liées au changement climatique, à la dégradation de l’environnement et au potentiel croissant d’une catastrophe d’en produire ou d’en exacerber une autre.

Opening Ceremony, Room 1 – Photo: © UNDRR/Antoine Tardy.

La complexité de l’économie mondiale et les interactions entre les systèmes humains et naturels signifient qu’un désastre peut rapidement en provoquer un autre. La croissance démographique et la consommation croissante vont exercer plus de pression sur les écosystèmes du monde que jamais auparavant, précise ce rapport.

«Les systèmes planétaires et socio écologiques subissent actuellement de profonds changements. Nous n’avons plus le luxe de la procrastination. Si nous continuons à vivre de la sorte, en dialoguant les uns avec les autres et avec la planète, nous doutons de notre survie même», a déclaré Mami Mizutori, représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe.

Le rapport met en garde contre des modèles d’activité économique non durables qui cachent l’accumulation de risques systémiques dans tous les secteurs, citant par exemple une dangereuse dépendance excessive à la culture unique à l’ère de l’accélération du réchauffement planétaire.

Il informe aussi que la sécheresse est susceptible de devenir un risque complexe en raison de sa vaste étendue, de sa construction lente et de ses effets en cascade.

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Si les gouvernements n’adoptent pas de stratégies appropriées pour gérer les risques, ces menaces pourraient alors ralentir ou même inverser la progression vers les objectifs de développement durable (ODD).

« Nous constatons de graves inégalités dans le partage du fardeau entre les pays à revenu faible et élevé, les plus pauvres subissant les conséquences les plus lourdes et les coûts des catastrophes. Les pertes humaines et les pertes d’actifs par rapport au PIB tendent à être plus élevées dans les pays les moins en mesure de préparer, financer et faire face aux catastrophes et au changement climatique, comme dans les petits États insulaires en développement», indique ce rapport.

A en croire la représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, Mami Mizutori, la race humaine n’a encore jamais fait face à des menaces aussi vastes et complexes. Le doublement des phénomènes météorologiques extrêmes au cours des vingt dernières années est une nouvelle preuve de la nécessité d’une nouvelle approche de la gestion des risques de catastrophe si l’on veut limiter les pertes dues aux catastrophes.

«Parallèlement, le fossé entre les riches et les pauvres en matière de résilience est aggravé par une urbanisation mal planifiée, la dégradation de l’environnement et la croissance démographique dans les zones exposées aux catastrophes, ce qui ajoute à un cocktail de risques complexe qui entraîne le déplacement interne et la migration à la recherche d’une meilleure solution », a-t-elle indiqué.

Le rapport exhorte les gouvernements à mettre en œuvre le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, en passant de la gestion des catastrophes à la réduction des risques.

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Selon le dernier rapport d’évaluation global de 2015, des investissements annuels de 6 milliards USD dans des stratégies appropriées de réduction des risques de catastrophe généreraient des avantages totaux de 360 ​​milliards USD par an.

« Nous devons reconnaître qu’un système international de financement du développement qui alloue environ 20 fois plus de fonds aux activités d’intervention d’urgence, de reconstruction, de secours et de redressement plutôt qu’à la prévention et à la préparation, va à l’encontre des principes de durabilité», a ajouté Madame Mizutori.

Adopté par les États membres des Nations Unies en 2015, le Cadre de Sendai vise à réduire l’impact des catastrophes en termes de mortalité, de nombre de personnes touchées et de pertes économiques. Les gouvernements doivent comprendre les risques de catastrophe, renforcer la gouvernance, les investissements dans la résilience et améliorer la préparation aux catastrophes.

Télécharger le rapport ici : https://gar.unisdr.org

Depuis Genève, Alfred NTUMBA

 

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