Conservation : Wildlife Angel vole au secours de la biodiversité en Afrique

Engagée bénévolement dans la protection des espèces menacées d’extinction, l’ONG française Wildlife Angel fait de l’Afrique sa priorité, au regard des constantes menaces sur la biodiversité. Pour cette ONG spécialisée dans la formation des rangers (éco-gardes), apporter son soutien aux parcs naturels est à la fois une urgence et un engagement car l’Afrique est aujourd’hui le dernier endroit sur Terre où vit encore un large éventail de grands mammifères… hélas pour combien de temps si les dispositifs de protection de la faune sauvage ne sont pas de taille face au braconnage dont les filières sont savamment orchestrées par le crime organisé. Dans une interview exclusive accordée à Environews, «Jimmy»,  représentant de Wildlife Angel en République Démocratique du Congo (RDC), Antenne de Kinshasa, a accepté de partager ses motivations et son combat pour la sauvegarde du patrimoine faunique.

« Le choix de m’engager dans cette voie est motivé par amour de l’Afrique et des animaux. Quand on voit la rapidité de la disparition d’espèces, la sixième extinction de masse en si peu de temps, quand on voit que nous vivons à crédit sur les réserves de la planète, on se dit qu’il est urgent d’agir. Il y’a un gros travail à faire en Afrique », a-t-il fait savoir.

Créée en 2015 par Sergio Lopez, ancien militaire de l’armée française, Wildlife Angel se déploie petit à petit en Afrique, où elle apporte son expertise pédagogique en techniques de lutte anti-braconnage à l’attention des éco-gardes. L’ONG est intervenue depuis sa création en Namibie, au Burkina Faso, au Bénin, au Niger et bientôt en Côte d’Ivoire. En RDC, l’antenne kinoise a mené plusieurs projets en étroite coopération avec les acteurs locaux de la conservation.

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Elle a formé plusieurs éco-gardes d’Ekolo ya bonobo [Ndlr : Le pays des Bonobos], mis en place par l’initiatrice du sanctuaire Lola ya Bonobo, dans la province de l’Equateur au nord de la RDC. Elle a également menée des activités de formation et d’audit dans la Reserve et Domaine de Chasse de Bombo Lumene, au Parc Marin des Mangroves, et au PNKB (Parc National de Kahuzi-Biega).

Selon le responsable de l’antenne kinoise, il n’est pas tolérable que les défenseurs de la biodiversité dans les parcs et les aires protégées de la RDC travaillent dans des conditions à hauts risques sans outils, ni méthodologie. « N’oublions pas qu’ils patrouillent jour après jour avec une véritable épée de Damoclès, les braconniers sont armés et prêts à tout pour récolter les bénéfices de ce trafic », s’est-il indigné.  Il faut donc apporter aux écogardes une formation professionnelle et personnalisée pour leur permettre de faire face aux menaces qui courent dans les parcs.

Pour ce faire, Wildlife Angel travaille de concert avec les communautés locales, car sans leur concours, il serait impossible de mener à bien cette mission sans parler de la nécessité de faire comprendre aux populations, surtout aux plus jeunes, l’importance de la sauvegarde du patrimoine naturel qui contribue fortement au maintien économique et social des cultures agricoles.

« Notre idée, c’est d’intégrer les autochtones dans la conservation et la protection des espèces. Faire comprendre progressivement aux chefs coutumiers et aux villages qui sont aux abords des parcs et réserves qu’ils ont plus d’intérêt à protéger ces espèces, car la bonne santé de l’environnement a un impact direct sur leur vie quotidienne surtout en milieu rural », a-t-il indiqué. « Vous pourrez retrouver Wildlife Angel à l’occasion du World Ranger Day, à l’Institut français, le 19 juillet 2019. Une conférence débat avec différents acteurs de la conservation en RDC vous sera proposé en salle de cinéma, avec projections de courts-métrages ».

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Albert MUANDA

 

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2 réflexions sur « Conservation : Wildlife Angel vole au secours de la biodiversité en Afrique »

  1. Salut, je réponds au nom de Mantuidi Jérémie. Je suis licencié en environnement depuis 2016. J’aimerai élaboré un projet sur la dépollution des rivières dans la ville de Kinshasa. Mon travail de fin de cycle était intitulé : « pression de l’habitat sur le bassin-versant de la rivière mangungu dans la commune de ngaliema. »

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