Biodiversité : Le Cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020 au menu d’une réflexion à Kinshasa

Dans le cadre de la planification de la conservation de la nature en République démocratique du Congo, le ministère de l’environnement et développement durable a lancé ce jeudi un atelier de réflexion sur le processus préparatoire du Cadre national de la Biodiversité pour l’après 2020. Ce cadre national devra contribuera à son tour au Cadre mondial de la Biodiversité pour cette même période.

Réunissant plusieurs experts issus des institutions tant publiques que privées , des organisations de la société civile environnementale ainsi que des représentants des réseaux des peuples autochtones et des communautés locales, ces travaux qui s’étendent sur deux jours ont pour objectif de susciter l’implication de toutes les parties prenantes au processus préparatoire du Cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020.

Ce nouveau cadre mondial de la biodiversité devra succéder au Plan stratégique pour la diversité biologique qui était adopté au niveau mondial en 2010.  Malgré l’adoption et l’entrée en vigueur  de cette convention sur la diversité biologique qui est en passe d’être remplacée en 2020, la perte de la biodiversité se poursuit de manière catastrophique au niveau national.

«  Le bilan est mitigé parce que beaucoup d’objectifs d’AÏchi  n’ont pas été atteints. C’est vrai qu’on a enregistré quelques progrès, mais il y a encore beaucoup à faire. Là maintenant, il est question de réfléchir et mettre en place des mesures plus fortes afin de renverser cette tendance de la perte de biodiversité », a déclaré Fabrice Inkonkoy, représentant du directeur national de WWF .

Plusieurs rapports s’accordent sur le fait que la diversité biologique en RDC est fortement menacée. Une situation consécutive à plusieurs facteurs qui doivent être bien scrutés au cours de cet atelier, de sorte que ce cadre mondial de la biodiversité ne souffre pas du même cadre.

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Pour Niki Kingonia, point focal national APA, « La sensibilisation, l’intégration de la biodiversité dans les secteurs pertinents, la coopération avec d’autres conventions et la mobilisation des finances pour la mise en œuvre du cadre stratégiques figurent parmi des problèmes qui ont empêché au plan stratégique pour la diversité biologique d’atteindre ses objectifs ».

Pour éviter au nouveau cadre mondial de la biodiversité de souffrir de ce même sort, les participants à cet atelier  sont appelés à bien réfléchir sur le contenu de ce document qui incarne de l’espoir pour  la RDC, surtout quand il s’agit de la gestion de la biodiversité pour la prochaine décennie.

Thierry Paul KALONJI

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