Climat : Levé de fonds pour matérialiser le projet jardin scolaire, un milliard d’arbre d’ici 2023

Dans le but d’intensifier sa lutte contre les changements climatiques, la République démocratique du Congo s’est lancé le défi de planter 1 milliard d’arbres d’ici 2023. La campagne pour y arriver a été lancée en juin dernier en marge de la journée mondiale de l’environnement. Ce projet ambitieux a fait l’objet d’un dîner qui a réuni à Kinshasa, les institutions gouvernementales, les organismes internationaux et les représentants de confessions religieuses.

« Jardin scolaire – 1 Milliard d’arbres pour le climat 2023 »,  tel était  le thème  de la rencontre sur ce  projet à la fois  économique  et écologiques dont   1 million de  jeunes  seront repartis en cinquante mille brigades climat de vingt personnes. Ces jeunes seront formés et encadrés par 20.000 enseignantes, avec qui ils auront la charge à la fin de cette formation de produire des plantes cultivables. Des plantes qui proviendront des différentes communautés.

« Aujourd’hui nous avons  frappé à la bourse des partenaires et il y’ a des promesses qui sont faites. Nous nous attendons à une bonne réaction de leur part parce que ces  sont des gens qui nous accompagnent déjà. Le fonds qui viendra  des partenaires permettra à développer des pépinières à transplanter.  Nous allons mobiliser à tout le niveau  pour que les gens s’imprègnent et s’approprient du goût de la nature », a déclaré  Dieudonné MUSIBONO, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de l’Environnement et Développement Durable.

En  cette première phase du projet,  le Fond Forestier National dit avoir  contribué  avec une pépinière de  200 mille plantes. Malgré ce coup de pouce à cette initiative, le FFN renseigne que ses efforts restent  limités pour accompagner le projet durant les 5 ans de son exécution.

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Pour un projet d’arbres venus des différentes communautés, Tosi Mpanu Mpanu, expert du climat pense qu’ « Il s’agira donc de voir quels types d’arbres  à  planter et à quels endroits seront-ils  plantés.  C’est pourquoi cette démarche  doit viser à impliquer le plus grand nombre possible des communautés locales. Dépendamment de la diversité de leurs régions respectives, ces communautés seront là pour veiller au choix pendant l’implantation des arbres spécifiquement approprié à leurs terres ».

En effet, cette initiative vise à  trouver une approche des solutions  pour satisfaire les besoins existentiels de tous les kinois en un premier temps et de tous les congolais lors que le projet sera rependu dans  toutes les régions. Cette approche consistera à responsabiliser des jeunes, les ayant-droits fonciers et les communautés riveraines sur les différentes tâches à remplir pour la réussite de ce projet.

« Un milliard d’arbres est une belle initiative, mais nous devrons travailler plus. Imaginez-vous qu’avec le nombre important des fidèles de  l’église catholique et protestante ainsi que des écoles  nous pourrions aller au-delà de un milliard d’arbres si chacun parvenait à planter au moins arbre par mois. Et notre geste envers l’environnement sera grand», a plaidé Benjamin Toirambe, secrétaire Général au ministère  l’Environnement et du Développement Durable.

Les organisateurs avaient  préconisé la façon à laquelle les taches seront réparties pendant l’exécution de ce projet. Ceci  dans le but de palper du doigt l’engagement des uns et des  autres.  Quant aux jeunes, ils  seront chargés de semer et de planter tandis que  les communautés locales qui sont plongées dans agriculture seront engagées à entretenir les arbres,  une activité de plus qui  permettrait  à celles-ci  au travers des contrats signés  avec les pilotes du projet de pouvoir bénéficier de quelques revenus gagner  à partir de ce service d’entretien.

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Pour leur part, les  ayant droits fonciers  qui réussiront à trouver le juste milieu entre la modernité et la vie originelle seront  impliquées dans ce grand rôle écologique entant que propriétaires terriens. Ce choix porté sur les peuples autochtones dont les pygmées est justifié sur le fait que ce sont des communautés qui occupent  95% de la biodiversité.  C’est pourquoi les organisateurs martèlent sur le fait qu’Il doit avoir  l’implication à fond des peuples autochtones afin d’atteindre des objectifs économiques, sociaux et sociétaux, sans oublier l’objectif climatique qui est le principal enjeu.

Signalons que du 10 au 12 septembre sera organisé un forum de production de la stratégie. Ce forum dégagera un mécanisme de responsabilité entre pollueur  et celui qui compense la pollution. Le forum aura comme participants les ministres provinciaux, les présidents des assemblées provinciales, les différents chefs coutumiers de 26 provinces, les institutions scientifiques et différents représentants des communautés.

Albert MUANDA

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