Énergies : Signature d’accord pour la construction de la Centrale hydroélectrique de Ruzizi 3

Les gouvernements de la République Démocratique du Congo  du Burundi, et du Rwanda ont procédé ce 29 juillet à Kinshasa à la signature de l’accord relatif à la construction de la centrale hydroélectrique de Ruzizi III, devant  desservir les trois pays. Avec une puissance de  144 MW,  cette centrale  vise à accroître la desserte en énergie électrique dans la région des grands lacs, réduire la pression humaine sur les forêts, lutter contre l’insécurité, et apporter des transformations significatives dans le secteur de l’électricité dans ces pays.

 « Il s’agit là du premier projet qui sera financé par des fonds privés en Afrique subsaharienne et qui utilisera une ressource régionale commune pour générer une énergie qui sera partagée de manière égale entre trois pays», a déclaré le ministre d’Etat en charge du Budget faisant l’intérim du ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques de la RDC, Pierre Kangudia. Avant de renchérir qu’à la fin des études complémentaires la puissance pourrait  atteindre plus ou moins 200 MW.

Estimé à près de 400 millions de dollars, une fois réalisé, ce projet bénéficiera à une population évalué à 30 millions de personnes dont 70 % vivant sous le seuil de la pauvreté et ayant un taux d’accès moyen à l’électricité de 6 %.

En outre, Ruzizi III relève  du  partenariat public privé entre  l’Union Européenne,  la banque européenne d’Investissement, la banque allemande de développement,  la banque africaine de développement, de la banque mondiale et de  l’Agence Française de Développement.

Selon Erik Knive, président et directeur général de SN Power, l’entreprise retenue pour l’exécution des travaux,  « ce barrage réduira la dépendance de la région des grands lacs une production thermique couteuse et la dépendance des communautés locales vis-à-vis du bois de chauffe et du charbon de bois, qui constituent   une menace majeure pour les forêts et la biodiversité des pays »

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Longue de 120 m de long sur 30 m de hauteur, cette centrale comprendra à sa construction un enrochement avec un noyau central d’étanchéité en bitume, d’une retenue d’eau de 1,9 millions de mètres cube, d’une galerie d’amenée d’eau souterraine, de  trois groupes générateurs d’énergie dont chacun composé d’une turbine de type Francis, d’un alternateur , d’un déversoir, d’un débit écologique permanent de 6,5 m3/s ; d’une mini-turbine du débit écologique de 1,3MW,d’un dispositif dit évacuateur de crues et  d’un poste de départ de lignes électriques de 220 kV.

Après cette signature d’accords, la prochaine étape sera la pose de la première pierre des travaux qui sera  interviendra en 2021, avant de voir les travaux  achevés  en 2016, soit cinq ans plus tard.

Signalons que la Commission Multipartite de Suivi de ce projet sera composée d’une quarantaine de membres provenant des entités participant au projet, des représentants des autorités locales, des représentants des Ministères concernés, de représentants des populations et des représentants des ONGs et organisations de la société civile. Cette commission se réunira deux fois par an afin d’assurer un suivi de la mise en œuvre et de l’état d’avancement des travaux.

Albert MUANDA

 

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