Forêt : Pour Greenpeace Afrique, « l’Union européenne doit exiger l’annulation des blocs pétroliers dans la Cuvette Centrale »

Greenpeace Afrique a dans un communiqué publié ce jeudi 08 août, a informé avoir sollicité le l’implication de l’Union européenne dans l’annulation des blocs pétroliers dans la cuvette centrale.

« Il est grand temps pour l’Union européenne d’aller au-delà des simples mots et d’arrêter  de soutenir, par son inaction, l’exploration pétrolière dans les parcs nationaux de la République Démocratique du Congo », indique Patient Muamba, chargé de campagne forêt pour Greenpeace Afrique.

Cette déclaration fait suite à la rencontre qui a eu lieu le 31 juillet dernier entre les chefs coutumiers vivant autour du parc national de la Salonga, patrimoine mondial de l’UNESCO, et la délégation de l’Union européenne à Kinshasa sur le projet d’exploration pétrolière dans le parc.

« Les tourbières sont une bombe à carbone, elles doivent être considérées comme une “zone interdite” à toute activité industrielle. Greenpeace Afrique réitère sa demande du 12 mars au Président Félix Tshisekedi d’annuler les blocs pétroliers attribués à la Compagnie Minière Congolaise SPRL (CoMiCo) et à DIG OIL et d’interdire toute activité industrielle dans le parc de la Salonga et les tourbières de la RDC pour éviter au pays et au monde entier une catastrophe écologique », peut-on lire dans ce communiqué.

Dans une lettre adressée le 21 juin 2018 au Premier Ministre congolais Bruno Tshibala, l’Union Européenne, avec les Etats-Unis, le Canada et la Suisse avaient affirmé : « L’approbation des contrats de partage de la production associés à des blocs pétroliers couvrant les Parcs nationaux de la Salonga et des Virunga suscite la plus vive préoccupation. Nous rappelons notre attachement au respect de l’intégrité et de la préservation de ces sites aux valeurs biologiques extraordinaires. L’exploitation et l’exploration pétrolière ne sont pas compatibles avec le statut de patrimoine mondial, ni par ailleurs avec l’objectif de développement durable et équitable poursuivi par la RDC…. ».

Greenpeace Afrique s’inquiète par ailleurs du silence observé depuis la déclaration faite par ces trois organisations qui appuient la RDC. « Depuis que la déclaration a été faite, aucune mesure concrète n’a été prise pour décourager les activités des compagnies pétrolières européennes cherchant à explorer le pétrole dans les tourbières », se plaint Greenpeace Afrique.

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Selon les scientifiques, l’exploitation pétrolière et forestière reste une véritable menace susceptible de détruire les tourbières de la Cuvette centrale récemment découvertes, et dont la capacité de stockage du carbone serait estimée à près de 30,6 milliards de tonnes.

Alfred NTUMBA

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