Alimentation : 47 États Membres de l’OMS-Afrique adoptent deux plans stratégiques pouvant assurer la santé des Africains

Engager les ressources financières nécessaires (intérieures et extérieures) pour les interventions prioritaires, assurer un bon leadership et des cadres de responsabilisation rigoureux, promouvoir la disponibilité de travailleurs sanitaires qualifiés à tous les niveaux, fournir une rétroaction aux communautés, partager les informations entre États membres, renforcer une surveillance communautaire de qualité, réduire le double fardeau de la malnutrition, signaler rapidement les maladies prioritaires et améliorer les laboratoires nationaux ainsi que  la mise en place d’un système de surveillance solide et plus renforcé, telles sont les propositions qui constituent le fond des stratégies adoptées par les ministres et délégués africains, participants à la 69ème session du Comité Oms/Afro qui se tient présentement à Brazzaville.

Un enfant atteint de malnutrition. (Photo, BBC)

Ces plans adoptés pour réduire le double fardeau de la malnutrition dans la Région africaine 2019-2025 et d’assurer la surveillance intégrée de la maladie et la riposte 2020-2030, visent à proposer une alimentation saine sur le continent ainsi qu’à lutter plus efficacement contre les urgences de santé publique telles les épidémies qui touchent le continent plus que partout ailleurs.

« Les 47 États Membres de l’OMS au niveau continental sont notamment exhortés à fournir les efforts financiers nécessaires pour rendre effectif la nouvelle stratégie « Grâce à ce nouveau plan de renforcement de la surveillance et de la réponse de l’Afrique aux maladies, nous espérons que les pays feront les investissements nécessaires pour renforcer leurs capacités », a déclaré la Docteure botswanaise Natalie Moeti. Citée par Africanews.

A en croire la Docteure Matshidiso, directrice régionale du bureau de l’OMS Afrique, en  payant maintenant pour une surveillance robuste de la santé des africains, le monde saura faire face aux effets    dévastateurs des épidémies, comme celle d’Ebola qui sévit toujours en RDC.

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« Les participants ont reconnu que la malnutrition comporte de multiples déterminants contextuels et requiert de ce fait des solutions qui émanent de divers secteurs tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, les finances, l’éducation, l’eau, l’assainissement et le commerce », poursuit-elle.

A cet effet, avant de demander à la direction de l’OMS/AFRO d’entreprendre un plaidoyer de haut niveau en faveur des investissements accrus en Afrique, les participants ont invité les Etats membres de de cette organisation à fixer des cibles de financement et à accroitre le financement national durable pour la nutrition, tout en consolidant des politiques agricoles et commerciales conformément à la déclaration de Malabo et l’engagement politique de haut niveau en faveur de l’élimination de la faim.

Albert MUANDA

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