Environnement : Mireille Litua veut responsabiliser les jeunes de Kinshasa dans la lutte anti érosive

La coordonnatrice de l’ONG Action pour le Développement Durable, Mireille Litua veut impliquer et responsabiliser la jeunesse kinoise dans la restauration des terres dégradées et la lutte anti érosive. Au cours d’un atelier de renforcement des capacités organisé le samedi 12 octobre à Kinshasa,  plus d’une cinquantaine des jeunes et des femmes ont été exhortés à s’impliquer dans cette filière que cette Ong considère comme générateur de revenus.

« L’idée est venue juste pour faire participer les jeunes dans la gestion durable des terres et de l’environnement. Mais aussi,  les aider à devenir de vrais écologistes qui vont militer pour la protection de la nature. Parce que les jeunes sont au centre du développement et ce sont eux qui vont prendre le relève de demain», a-t-elle déclaré.

A l’en croire, la ville de Kinshasa est confrontée à un sérieux problème de dégradation des terres, surtout celle due aux multiples têtes d’érosions qui ravagent tout sur leur passage. La dégradation de terre reste aussi un fléau pour plusieurs coins de la ville de Kinshasa, surtout dans ses coins où l’agriculture sur brulis est pratiquée, notamment dans la partie est de la ville.

Pour le chef de division en charge des questions relatives à la gestion durable des terres au Ministère de l’Environnement, Jean Muneng Ilunga, le recours à des pratiques durables et résilientes serait l’un de moyens efficaces qui pourrait aider à lutter contre ce phénomène.

« Il faut abandonner des pratiques comme l’agriculture itinérante sur brulis qui est la première cause de la dégradation des terres et de la déforestation. Il faut par ailleurs réintroduire des pratiques qui existaient dans le temps, comme la jachère, la rotation et l’agroforesterie», a-t-il insisté.

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Les organisateurs ont saisi l’occasion pour sensibiliser les jeunes et les inciter à s’impliquer dans la lutte contre la pollution et l’appauvrissement du sol.  Ils ont également présenté à l’assistance, les opportunité d’affaires que présente la restauration des terres dégradées.

Satisfait de la qualité du débat qui a prévalu dans cette rencontre, les parties prenantes ont promis à leur tour,  de sensibiliser  d’autres jeunes  qui n’ont pas pris part à cette rencontre.

« Cette journée a été bénéfique pour nous et je suggère  que de telles initiatives soient continuelles afin d’éveiller la conscience des jeunes », a déclaré Van Boyengo, activiste de l’environnement.

Notons par ailleurs que Mireille Litua et son équipe attendent multiplier ces échanges surtout sur des sujets qui font l’actualité notamment l’assainissement.

Fanny MENGA

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