Forêt : La CAFI annonce un décaissement de la deuxième tranche en faveur de la RDC

Le Conseiller principal du Ministère Climat et Environnement de la Norvège, Jostein Lindland a annoncé un décaissement de 16 millions d’euros en faveur de la République démocratique du Congo pour cette année, et celui de la deuxième tranche d’ici juillet 2020. C’était à l’occasion d’une audience lui accordé récemment par le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo, à Kinshasa.  

Selon le représentant de la CAFI, Il s’agit d’un financement qui va permettre un appui plus ciblé au gouvernement congolais dans les différents chantiers prioritaires notamment, l’élaboration d’une politique forestière, la meilleure gouvernance du secteur, et la lutte contre les illégalités. « La feuille de route porte sur le dialogue politique et la gouvernance forestière. Cette feuille de route va accompagner la mise en œuvre de ce financement », a-t-il précisé.

Ce financement de la CAFI transitera par un programme mis en œuvre par l’Agence française de Développement (AFD). A cette étape, l’heure est au développement d’une feuille de route devant accompagner l’approbation et la mise en œuvre de ce programme.

La CAFI et le gouvernement de la RDC par l’entreprise du ministre de l’Environnement se sont mis d’accord pour poursuivre le dialogue pour la meilleure gouvernance du secteur forêt.

La CAFI devrait attendre

Réagissant à cette annonce, Raoul Mosembula s’interroge sur l’urgence qu’il y’a décaisser cet argent d’autant plus que les montants décaissés par le passé n’ont jamais été justifiés.  Le Représentant de Greenpeace Afrique en RDC voudrait voir la CAFI attendre les résultats de la mission interministérielle d’audit des attributions des concessions forestières en RDC de 2016 à nos jours. Une mission initiée au mois de mai dernier, par le ministère de l’Environnement et Développement durable.

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« Apparemment la CAFI a de l’argent qu’elle ne veut pas garder pour un bon moment. On a encore de très mauvais souvenir de la gestion du secteur par le ministre sortant. On n’a pas encore examiné tout ce qu’il y’a eu comme illégalité des actes posés par ce dernier. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, si l’on ne punit pas ce qui est passé, le présent ministre peut faire la même chose », s’est-il indigné.

Pour Monsieur Mosembula, l’audit de ce qui s’est passé entre 2016 et 2019 devrait aider à tirer de leçons afin que les erreurs du passé ne puissent se reproduire, et ainsi repartir sur de bonnes bases. « Si on ne veut pas tenir compte du passé et que l’on veut que coûte que coûte donner de l’argent, alors c’est de l’argent que l’on veut jeter dans le fleuve Congo. Pourquoi CAFI ne donne pas de l’argent pour l’audit initié ? Et pourtant, cela pouvait bien lui éclairer sur la gestion du secteur », a-t-il insinué. « On ne refuse pas que l’on donne de l’argent, il y’a encore un problème à résoudre tant que cet audit là n’est pas encore réalisé et que les responsabilités n’ont pas encore été établis ».

Le partenariat entre sept bailleurs réunis au sein du l’Initiative pour les forêt d’Afrique Centrale (CAFI), a été lancée en 2016.  En RDC, ce partenariat s’est traduit par la mise en œuvre de la lettre d’intention signée conjointement entre le gouvernement et cette institution internationale.

Signalons que ce fonds, à l’instar d’autres, sous financement du CAFI en RDC, ont été mobilisés par le FONAREDD (Fonds National REDD), qui est l’organe de mobilisation et digestion.

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Alfred NTUMBA

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