Conservation : Création d’une synergie de lutte contre la criminalité dans les parcs de la RDC

Après avoir participé au travail de documentation approfondie sur les impacts des aires protégées, les droits humains et les moyens de subsistance des communautés locales en RDC, l’ONG Actions pour la promotion et protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM) a procédé à la création d’une synergie de lutte contre la criminalité dans les parcs de la RDC. Les travaux qui ont réunis plusieurs acteurs impliqués dans cette problématique se sont déroulés le mardi 03 décembre, à Kinshasa.

« Nous voulons que cette unité soit élargie, en prenant en compte toutes les parties prenantes. Et que ce mécanisme soit connu puis accessible à toutes les communautés riveraines, afin de mettre fin à ces violences », a indiqué Blaise Mudodosi, coordonateur de APEM.

Il était question pour les représentants des organisations de la société civile environnementale de faire le point sur des témoignages et preuves détaillées faisant état d’un nombre inquiétant de violations de droits humains, notamment les meurtres, les viols et tortures récemment enregistrés autour des parcs de la Salonga, de Lomami, de Kahuzi Biega, et des Virunga. Des actes posés principalement par les écogardes.

 « Il y’ a des écogardes qui se comportent comme des électrons libres et ne respectent pas leur déontologie. Ils sont en train de maltraiter les communautés locales et peuples autochtones riverains des airs protégés. Les écogardes violent les femmes et torturent jusqu’à tuer », a informé Jr Bowela, coordonnateur de l’ONG IGDE (Initiative pour la Gestion Durable de l’Environnement).

Les acteurs de la société civile environnement ont également relever leur déception quant à la suite réservée aux poursuites judiciaires des quatre écogardes accusés de violences dans la Salonga. « Sur quatre poursuivis, un seul a été condamné et les autres acquittés. C’est pour cela que nous allons interjeter appel pour que justice soit faite, car les faits leur reprochés étaient vrais », a rajouté Blaise Mudodosi.

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Cette rencontre a permis à ces hommes et femmes de partager des informations et de discuter sur la problématique des impacts des programmes de la conservation sur les droits humains des communautés locales et autochtones en RDC, avant d’identifier des pistes d’actions conjointes à mener pour un plaidoyer au niveau national.

« Un plaidoyer a été fait au niveau international et l’autre qui est en train d’être fait au niveau national pour veiller au contrôle de la situation. Ces plaidoyers vont donner de l’espoir au niveau de la Salonga.  Ils viendront appuyés le mécanisme qui avaient été mis en place pour gérer les conflits, les problèmes, les plaintes et les recours, a rapporté Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’APEM.

Pour réguler cette récurrence du non respect des droits humains par les éco-gardes, les acteurs de la société civile attendent organiser des forums multi acteurs avec les partenaires techniques et financiers ainsi que l’administration locale dans les jours à venir.

Nelphie MIE

Une réflexion sur « Conservation : Création d’une synergie de lutte contre la criminalité dans les parcs de la RDC »

  1. Merci pour ces préoccupations qui sont nobles.Je suggère que tous ceux qui savent des exactions commises contre les Peuples Autochtones et les Communautés locales autour des Aires Protégées aient des preuves tangibles et concretes et collaborer avec les Autotités de l’ICCN à travers le Pays.
    Puis il n’est pas bon de discuter des questions ayant une portée importante et concetnant les Aires Protegees sans les impliquer.
    Sinon il y aurait des doutes quant aux propos avancés unilateralement.

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