Biodiversité : l’UE satisfaite de ses financements dans la conservation en RDC

La République démocratique du Congo compte à elle seule 67 aires protégées, dont près de 4 Parcs nationaux classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Les aires protégée couvrent 13,5% du territoire national. Dans le cadre de la collaboration entre l’Union européenne et la RDC, au moins 5 parcs nationux ont beneficié des financements de l’UE dans le cadre de 11ème FED. Ces financements et les projets exécutés ont fait l’objet d’un éhange entre la presse congolaise et ce traditionnel bailleur de fonds de la RDC, ce vendredi 06 décembre, à Kinshasa.

Les elphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

Le Parc National de la Salonga, Upemba, Virunga, Garamba et la Réserve de biosphere de Yangambi ont recu dans l’ensemble 140 millions d’euros dans le cadre du Fonds européen de Développement (11ème FED).

« Nous sommes satisfait de notre collaboration avec la RDC. Actuellement, tous les projets ont un impact visible et assez remarquable. Notre inquiétude est au niveau de la pérennité des resultats. Nous demanderons au gouvernement de mettre la biodiversité dans un haut niveau d’importance, et la mentionner comme priorité. Cela garantira que ce programme conserve une bonne place», a souligné le responsable de la section agriculture, santé et environnement de l’UE, Arnold Jacques de Dixmude.

Cette rencontre organisée par la COFED (Cellule d’appui à l’Ordonnateur national du Fonds européen de Développement en RDC) a réuni les différents gestionnaires des aires protégées bénifiaires de l’appui de l’UE. Les avancées enregistrées grace à ces financements, ont contribué au développement et à l’amélioration du niveau de vie des populations vivant au tours de ces parcs.

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« Dans la Salonga par exemple,le programme appuie deux volets dont la biodiversité et l’agriculture durable. Ces actions portent sur le renforcement des capacités des écogardes, et l’achat des équipements. Nous accompagnons les communautés dans l’acquisition des semences améliorées et près de 180 fermes pilotes sont fonctionnelles», a indiqué Pierre Kafando, directeur du Parc National de la Salonga. « Il y a l’émergence des activités economiques. Sur le plan de la biodiversité, il y’a croissance de la population des Bonobos à plus ou moins 60%. Les éléphants de forêt ont atteint un total de 1600, ainsi que l’amélioration de la couverture du parc ».

Malgré tous ces succès engrangés grâce à ces financements, les défis les plus redoubtables restent le braconnage à grande échelle, l’insécurité, et les infrastructures. A cela s’ajoutent  également, le conflit d’occupation des terres, et le conflit homme-éléphant dans certains coins.

En effet, les priorités pour l’UE est de continuer à appuyer  les aires protégées de la RDC, surtout pour avoir l’adhésion de la population locale en vue de contribuer à la promotion de la biodiversité et lutter contre le changement climatique. Au delà de la conservation et l’action climat, c’est de poursuivre les actions de développement locale au bénéfice des populations vivant autour de ces parcs.

Jennifer LABARRE

 

Une réflexion sur « Biodiversité : l’UE satisfaite de ses financements dans la conservation en RDC »

  1. Nous félicitons le Directeur Général de ĺ’ICCN le Prof.Dr.Pasteur Cosma Wilungula pour tous les efforts consentis dans la gouvernance des Aires Protégées en RDC.
    Il y a d’autres Aires Protégées oubliées à l’Est de la RDC,notamment la Réserve Naturelle d’Itombwe,la Réserve de Ngandja et Le Domaine de Chasse de Luama.Ces Aires Protégées regorgent une forte biodiversité qui fait fasse un braconnage sérieux, si elles ne sont appuyées,cette biodiversité risque de disparaitre.Partenaires venez au sécours de ces ressources qui sont importantes pour nos générations futures et présentes.

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