FONCIER : MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS FONCIERS EN RDC, CAS DE LÀ SPOLIATION DES TERRES DE MUKOWA

Cet article a été commandé par PIDP, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

Jules KIVURUGA LENGALENGA et KAPIMA SHINGANWA, sont membres de la communauté pygmée MUKOWA, du groupement de Bapfuna, dans le territoire de Masisi. Ils vivent comme la plupart des membres de leur communauté de l’élevage, l’agriculture et autres activités rurales. Pourtant ils ont décidé de se lever pour la défense des droits fonciers de leur communauté pygmées contre l’accaparement des terres.

Lors des conflits interethniques qui ont opposé les « HUNDE » et les « HUTU », en 1990 les peuples autochtones pygmées avaient fui. Durant leur absence, des autorités politiques et des Officiers Militaires du RCD-Goma, ont accordé des prétendus contrats d’emphytéose sur des terres coutumières.

La communauté de MUKOWA est victime de spoliation de ses terres par des fermiers ayant sans aucune forme de contrat des concessions de plus de 100 hectares pour l’élevage de vaches. Les pygmées ont subi l’exploitation illégale de leurs terres, interdiction d’exploiter leur terre par le spoliateur en complicité avec certains services de sécurité sur place. Mais également diverses menaces : arrestations arbitraires par les éléments de la Police Nationale Congolaise, des coups et blessures, des déplacements forcés.

L’Administrateur de Territoire de Masisi saisi des faits, va décider d’organiser une descente sur les lieux avec témoins. Instruction que les concessionnaires vont rejeter. Cependant en date du 06 Décembre 2017, deux militaires non autrement identifiés et des agents de l’ANR vont partir de Goma pour se rendre à Masisi procéder à l’arrestation des délégués des pygmées (Jules KIVURUGA LENGALENGA et KAPIMA SHINGANWA) et de leur témoin, Monsieur MIGAMBI MUNYENDATWA (ancien agent d’un fermier). Sans confrontation, et sans que les indices sérieux de culpabilité ne soient prouvés, les trois victimes ont été transférés à la prison centrale de MUNZENZE. En violation des dispositions légales.

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Après une forte pression des organisations de la société civile sous le leadership du PIDP et FDAPID, qui ont dénoncé l’arrestation arbitraire, et après avoir passé quelques jours à l’ANR et au Parquet Général de Goma, les victimes ont recouvré leur liberté après le plaidoyer de la Communautés pygmées en collaboration avec les organisations PIDP et FDAPDI, avec le soutien financier de FPP.

Déclaration de PIDP, Diel MOCHIRE , Directeur provincial Nord Kivu et Point Focal REPALEF

Nous joignons le mouvement Land Right Now  car « Nous avons droit à nos terres pour le maintien de notre identité, notre identité en dépend. Mieux vaut mourir pour une cause libre de revendiquer ses terres, territoires et ressources naturelles, pourvue que les générations futures vivent sur des terres et territoires reconnues et sécurisées. »

Soutenons les défenseurs des droits fonciers. – Rejoignez la mobilisation mondiale https://www.landrightsnow.org/fr/les-communautes-pygmees-autochtones/

Cet article a été commandé par PIDP, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

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