Mines : Vers un dénouement paisible du conflit entre les communautés et une entreprise chinoise à Basoko

Une entreprise chinoise Xiang Jiang s’est heurtée à un refus catégorique d’exploitation minière des communautés riveraines du village Liambe, dans le secteur de Bangela, le long de la rivière Aruwimi. Les faits se seraient déroulés il y’a de cela 3 mois dans ce village situé dans le territoire de Basoko. Après la résistance de la population, l’entreprise chinoise a été obligée de regagner Kisangani pour solliciter l’arbitrage du gouverneur de la Province de la Tshopo, qui a diligenté une équipe pour faire la lumière sur ce dossier. 

Contrairement aux spéculations qui circulent dans les réseaux sociaux sur ce conflit, des sources concordantes confirment que les communautés riveraines se sont révoltés contre l’entreprise chinoise à cause d’un précédent fâcheux provoqué par une autre entreprise chinoise qui a exploité du bois dans les environs et qui n’a pas voulu respecter le cahier des charges signé avec les communautés locales et les ayants droit. 

« Le Gouverneur a dépêché son vice-gouverneur à Basoko, où nous nous trouvons maintenant pour négocier l’accès des chinois. Effectivement les pourparlers ont eu lieu. Avant, les communautés refusaient catégoriquement, mais maintenant, ils ont quand même fait un pas après les explications fournies par les techniciens qui accompagnent les vice-gouverneur, notamment le ministre provincial des mines, le chef de division des mines et le conseiller du gouverneur en charge des mines », a précisé le président de l’ASBL Union pour le développement de Basoko, Jean Stanis Bilanga. 

Après ces échanges, les délégués des communautés riveraines ont sollicité un délais de trois mois pour prendre attache avec leurs communautés respectives afin de lever des options utiles devant permettre à l’entreprise de procéder à l’exploitation minière dans ce village.

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« On est arrivé à cette conclusion là. Dans l’entre temps, le gouverneur a instruit que le processus administratif continue. Il faut que les services aillent déterminer les limites d’exploitation, et réaliser les études d’impact environnemental. Ces aspects seront considérés pendant que les leaders locaux sensibilisent leurs communautés », a-t-il conclu.

Alfred NTUMBA

 

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